DÉDICACE AUX NATIONS ENDETTÉES
En publiant une découverte de hante ionporlance , il lest difficile de ia produire sous des couleurs convenables à tout le monde. Chaque parti craint qu'elle ne favorise pas ses prétentions secrètes; chacun, ayant de l'avoir examinée , interprète à contre-sens les idées de l'auteur.
La découverte que je publie ne doit exciter aucune de ces défiances ; elle est la seule qui satisfasse le vœu le plus général , celui de la richesse. Elle aura pour partisans tous ceux qui préfèrent 3 ducats à 1 ducat : bref, la théorie d'Association agricole enseigne le moyen d'obtenir EN VALEUR RÉELLE, uu rcvcnu de 3,000 fr. de tel domaine qui ne rend que 1,000 fr. dans l'état actuel, ou état de culture morcelée , insociétaire , qu'on voit régner dans nos campagnes^
Les mots valeur réelle exigent une explication. Le triplement de revenu réel suppose triplement de produit : dans ce cas, le numéraire acquerra une valeur triple, car l'Association peut bien accroître la masse du produit, mais non pas celle du signe représentatif qui restera en même quantité; dès lors ce sigtiie représentera triple masse de denrées; c'est-à-dire que dans l'ordre sociétaire on achètera pour 1 fr. ce qui coAle aujourd'hui 5 fr. ; il y aura donc triplement effectif de richesse ou valeur réelle. n 1
L'invention ne pouyait survenir plus à propos : le génie financier est aux abois; tes ressources d'emprunts, d'an* ticipations et autres subtilités fiscales sont épuisées, et tous les gouvernements européens sont dans un état de détresse croissante par le fardeau des dettes publiques.
L'Association agricole va délivrer subkement de cette charge toutes les nations, même l'Angleterre, qui doit vingt milliards, et mieux encore celles qui ne doivent, comme la France , que douze milliards , dont quatre en budget fiscal et au moins imit en budget eonsciencieux » comprenant toute lésion qui frappe sur la génération acr tuelle, sans distinction de partis.
La prompte extinction des dettes publiques ne ser^ qu'un des nombreux bienfaits de l'Assodiation : les Sour verains lui devront un service plus signalé, qui sera l'absorption de l'esprit révolutionnaire. Ce nirus politique a pour germes principaux , la pénurie fisicale et ks dette» publiques. On ne le voit guère éclore dans un état dont les finances sont florissantes ; si Lo«hs XYI, au lieu de defiroir quatre milliards, n'avait été grevé d'aucune charge de ce genre, la France- n'aurait pas eu de révolution.
Les empires i^fBigés de dettes publiques , doivent tlonc la plus sérieuse attention à une découverte qui va extirper subitement et sans retour ces ulcères politiques , en triplant le produit réel et prop<Nrtionpéinent les ressources du fisc.
Le monde est inondé de charlatans qni » en finance , promettent monts et merveilles ; on à été tant de fois leur dupe que chacun incline à^la^ défiance : pourquoi les inodernes sont-ils ainsi le jouet des faux savants ? C'esi qu'on n'a établi ni peines afflictives contre les jongleurs, ni gfir ranties d'accueil et d'épreuve pour les vrais inventeur^.
l'analyserai en démil cbs deux fautes , afin que le siècle opine à les évît^ dans Texamen de la plus ^écieuse des îovenlions.