PREMIÈRE PARTIE. HOTICE III. SSS
cote mieux les fournisseurs d'huile et copartageants, qui étaient les seuls réjouis de ce fatras de lampions payé par cent mille paysans à 5 fr. par homme. Le villageois donnerait cet argent avec joie, si quelque puissance investie de la prérogative divine, lui imprimait attraction pour le paiement des impôts; il les paierait avec autant d'empressement qu'en met une mère à vaquer aux soins immondes mais attrayants qu'exige son nourrisson.
Ces con^dérations qui nr'ont pas pu échapper à la sagesse divine, ont dû la déterminer à nous donner un code quelconque, étayé du ressort d'attraction passionnelle. Ces mômes considérations devaient stimuler les hommes à rechercher si ce code divin, qui régirait tout par attraction, n'est pas existant et ignoré par suite des méthodes vicieuses de la science , ou par oubli d'investigation. Il fallait donc mettre en question, par quelles voies on pouvait procéder à la recherche et atteindre à la découverte de ce code. On verra, au chapitre suivant, que Dieu serais tombé dans un océan d'absurdités, s'il eût manqué à le composer.
Au lieu de s'occuper de cette recherche, les hommes^ fabriquent à Tenvi de& constitutions qui ont beaucoup pullulé depuis 30 ans r Ta philosophie les enfante par torrents. Gomment se fait-il qu'en voyant l'insuffisance de ces fantômes de garantie contre les fléaux connus. Indigence, Fourt)erie, Oppression, Carnage, aucun homme n'ait songé à mettre en question si Dieu n'avait pas pourvu & nos besoins en législation sociale, et composé pour nous un code propre à nous conduire aux dive^'s buts où les nôtres ne sauraient atteindre; aux richesses, h l'harmonie, à la justice, à la pratique de vérité , à la garantie de travail et de ipinimum ; enfin à
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l'unité sociale, but essentiel de la législation divbe et rêve de la politique humaine ?
Si nous en étions au coup d'essai , aux premiers âges de Civilisation, nous serions peut-être excusables de fonder quelque espoir . de bien social sur nos propres lumières, sur la législation dés hommes sans intervention de code divin : noais nous sommes amplement désabusés par une longue expérience; nous n'avons évidemment rien de bon à espérer de nos quatre sciences, Métaphyiîque, Morale, PoUtique, Economisme. Vingt-cinq siècles d'épreuves de leurs systèmes ont prouvé que ces fantômes de garantie sont autant de cercles vicieux qui, loin de remplir aucune de leurs promesses, font éclore de nourelies calamités, comme les affiliations clubiques, dénonciations, emprunts forcés, droits réunis, réquisitions, conscriptions, émissions de rentes et de papier-monnaie, et tant d'autres perfectibilités révolutionnaires qui aggravent tous les fléaux que la science promettait d'extirper.
Quels sont les fruits de la plus vantée de ces constitutions, de celle d'Angleterre, où la capitale contient 1 15000 mendiants, vagabonds, fiioux et gens sans aveu? Un secours annuel de 150 millions aux indigents, n'empêche pas que le pays ne fourmille d'ouvriers sans pain, sans travail, émigrant par milliers.
Si tel est le sort de la contrée qui soumet à une dtme commerciale toutes les régions du globe, quel doit être le sort des régions pressurées pour enrichir l'Angleterre oé règne tant de misère? Combien l'aspect de ces résultats devait nous inspirer de défiance pour les lumières et chartes des philosophes et des conquérants, nous exciter à la recherche du code divin et d'une issue de la désastreuse Civilisation I