‹ Œuvres complètes de Ch. FourierChapitre 97 sur 115 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Examen dëlaillé des sept Garanties inhérentes i PAttraction^

RedoabloDS de preuves pour établir fa grande yériiè devant laquelle s'écroulent tant de bibfiotbéques ;^ savoir :

qu'il DOIT EXISTER mv GOBE PASSIOinVEL VNITAntB OêÊ^ÙSiP

PAR Dieu ET interprété par l'Attraction» et que les scieiH Gés n'ayant fait jusqu'ici aucune étude de l'Attraction pas' sionnée, i( y a dans cette omission, sinon perfidie, ai» tùims impéritie et négligence bien bontenses , depuis que te sniccés de Nevrton sur l'Attraction matérielle excitait à poursuivre cette étude» & Télever du ample au composé» en ajoutant les calculs de la Passionnelle à ceux de la Matérielle.

Les trois chapitres de cette notice ne roulent que sur cette thèse délayée et présentée en divers sens ; il n'est pas de sujet où les redites soient plus nécessanres. Dans ces trois chapitres nous livrons bataille à 400 mille veliimes : si la thèse est bien démontrée » les bibliothèques sont anéanties» l'Attraction est proclamée interprète de Dieu» et les philosopbies anciennes et modernes vont en niasse au fieuve d'oubli.

M'épargnons donc pas les détails pour porter la conviction dans les esprits. Si divers lecteurs sont sufisamment préparés» d'autres sont rétifs et sceptiques» sans maligne intention » mais par engouement pour le pliiosophisme, la GiviUsatioo perfectible» les cmstitutions libérales et la compétence de la raison humaine en législation. Encroûtés de ces doctrines obscwaiites (iSS), qu'on puise dans les <patre sciences fausses (SS6)» ils

PREMIÈIUI PAftttB. HOtlCBUI. S77

toudrueiit Ira amalgamer atee eelles de rAttradion qui repoasse Umt dogme arbitraire » toute illorioD démentie par rexpérience.

Notre siècle , enfoncé dan^ ces illntions légidatites » a besoin d'apostrophes réitérées » sur sa rébellion à FéTt* Aence et à la natore. Ses préjugés contre l'Attraction sont coomie les vieilles mnraiiles de ciment romain ^ contre lesquelles échoue la barre du traTailIeur : telle est la ténacité de nos prérentions contre le guide que Dieu nous a donné» contre TAttraction. Il (Saut donc ÔMMayer en plein cette vieille maçonnerie philosophique , avant de jeter les fondements de la nouyelle doctrine»

Plus on examine la convenance parfaite de TAttraction avec les propriétés de Dieu et les voeux de Thomme, plus on est convaincu que nos corporations savantes, en se refusant à toute étude sur TAttractiott » se sont rendues coupables , sinon de perfidie , au moins de honteuse impéritie.

On voit la curiosité ou la cupidité nous entraîner à tant de recherches, la plupart inutiles. Que d'études opiniâtres sur des problèmes insolubles, comme ceux des Alchymistes 1 Que de fouilles inconsidérées dans les pays qui semblent receler des mines 1 Que de voyages pour découvrir quelque misérable île déserte ou quelques inscriptions de nulle valeur! Que d'efforts impuissants pour explorer TAfrique inlèrieure ^ ses mines d'or, le Niger et le Zaïre! Que de dépenses pour chercher au nord une passe qui » dans l'état actuel de la température , ne serait ni assurable commercialement , ni praticable raisomiablement 8S !

Cependant, quelles que soient les difficultés , rien ne peut rebuter l'esprit scientifique et la curiosité , sur les points oivron n'a que des tribulationS|)et mystifications &

essuyer ;^ tandis que la plas maguîfique des palmes , lecalcul de rAllraclion et desniestiuèes , reste oubliée depuis 3000 ans, sans avoir excité la curiosité de personne.

Je ne puis donc mieux le comparer qu'à ce v^étal , objet de nos mercantiles fureurs, ce Café qui resta pen* dant 4000 ans ignominieusement rebuté à Moka , sans* que nul herboriste daignât l'honorer d'un regard. Com-^ bien les botanistes arabes durent être confus de leur né-gl^ence, lorsqu'un premier essai du café décela ses bellesf propriétés I II en sera de même de l'Attraction , et de la théorie d'Unité que nous dévoilé son étude : lorsque cette découverte sera bien constatée « par une facile épreuve sur un hameau, le monde savant ou ignorant croira, comme Epiménide, s'éveiller d'un rêve de plusieurs mille ans : quelle source de dépit pour tant d'écrivains et de^ penseurs ,. qui cherchent un sujet neuf, et qui ont sous la. main le plus fécond de tous, sans l'apercevoir ! Combien, de fois ils se diront : c Pends-toi , Figaro , tu n'as pas 9 deviné celle-là ! »

Insistons sur les indices qui devaient stimuler le génie, à cette étude , et reprenons Texamen des sept garanties: que l'Attraction offre à Dieu et à l'Homme : je ne les ai. eiposées (240) qu'en tableau ; je vais les analyser endétail.

1<>, Bousêok de révélation sociale permanente , en ce que l'aiguillon de l'Attraction nous stimule continuellement , par des impulsions aussi invariables en tout temps et en tous lieux, que les lumières de la raison sont va-, fiables et tfoo^uses. .

L'expérience de tous les siècles ayant prouvé que l'Attraction est immuable , qu'elle sera dans dix mille et vingt mille ans aussi fixe qu'elle la été depuis la création du

Page 1