LE VIN DU SOLITAIRE
Le regard smgulier d'une femme galante
Qui se glisse vers nous comme le rayon blanc Que la lune onduleuse envoie au lac tremblant, Quand elle y veut baigner sa beauté nonchalante;
Le dernier sac d’écus dans les doigts d’un joueur; Un baiser libertin de la maigre Adeline;
Les sons d'une musique énervante et câlime, Semblable au cri lointain de l’humaine douleur,
Tout cela ne vaut pas, 6 bouteille profonde, Les baumes pénétrants que ta panse féconde Garde au cœur altéré du poëte pieux;
Tu lui verses l'espoir, la jeunesse et la vie, — Et l'orgueil, ce trésor de toute gueuserie, Qui nous rend triomphants et semblables aux Dieux.
LE VIN. 191