L'A MORT DES PAUVRES
C’est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre; C’est le but de [a vie, et c’est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre, Et nous donne Île cœur de marcher jusqu’au soir;
À travers la tempête, et [a neige, et le givre, C'est {a clarté vibrante à notre horizon noir; C’est l'auberge fameuse mscrite sur le livre, Où l'on pourra manger, et dormir, et s’asseoir,;
C’est un Ange qui tient dans ses doigts magnétiques Le sommeil et le don des rêves extatiques, Et qui refait Le lit des gens pauvres et nus;
C'est [a gloire des Dieux, c’est le grenier mystique, C'est [a bourse du pauvre et sa patrie antique, C’est le portique ouvert sur les Cieux inconnus!
PAMNTORIDES ARTISTES:
Combien faut-il de fois secouer mes grelots Et baiser ton front bas, morne Caricature ?
Pour piquer dans le but, de mystique nature, Combien, 8 mon carquois, perdre de javelots ?
Nous userons notre âme en de subtils complots, Et nous démolirons mainte lourde armature, Avant de contempler la grande Créature
Dont linfernal désir nous remplit de sanglots!
Il en est qui jamais n’ont connu leur Idole, . Et ces sculpteurs damnés et marqués d’un affront, Qui vont se martelant la poitrine et le front,
N’ont qu’un espoir, étrange et sombre Capitole! C’est que la Mort, planant comme un soleil nouveau, Fera s'épanouir les fleurs de leur cerveau !