VERS COMPOSÉS POUR UNE MODISTE ÉRUDITE ET DÉVOTE UM
Novis te cantabo chordis, O novelletum quod. ludis In solitudine cordis.
Esto sertis implicata, O fœmina delicata Per quam solvuntur peccata!
Sicut beneficum Lethe, Hauriam oscula de te, Quæ imbuta es magnete.
Le sous-titre de cette pièce, supprimé dans la seconde édition des FLEURS pu Mar, se trouve dans la première avec la drôle de note suivante : « Ne semble-t-il pas au lecteur, comme à moi, que Ia langue de la dernière décadence latme — suprême soupir d’une personne robuste, déjà transformée et préparée pour Îa vie spirituelle, — est singulièrement propre à exprimer la passion, telle que l’a comprise et sentie le monde poétique moderne? La mysticité est l’autre pôle de cet aimant dont Catulle et sa bande, poëtes brutaux et purement épidermiques, n'ont connu que le pôle sensualité. Dans cette merveilleuse langue, le solécisme et le barbarisme me paraissent rendre les négligences forcées d’une passion qui s'oublie et se moque des règles. Les mots, pris dans une acception nouvelle, révèlent la maladresse charmante du barbare du nord, agenouillé devant la beauté romaine. Le calembour lui-même, quand il traverse ces pédantesques bégayements, ne joue-t-il pas la grâce sauvage et baroque de l'enfance? » C. B.
Quum vitiorum tempestas Turbabat omnes semitas, Apparuisti, Deitas,
Velut stella salutaris In naufragris amaris..… pr Suspendam cor tuis aris!
Piscina plena virtutis, Fons æternæ juventutis, Labris vocem redde mutis!
Quod erat spurcum, cremasti:
Quod rudius, exæquasti; Quod debile, confirmasti!
In fame mea taberna, In nocte mea lucerna, Recte me semper guberna.
Adde nunc virés viribus, Dulce baÏneum suavibus Unguentatum odoribus!
Meos circa lumbos mica, © castitatis lorica, Aqua tincta seraphica;
Patera gemmis corusca,
Panis salsus, mollis esca, Divinum vinum, Francisca!