‹ Œuvres complètes de Charles BaudelaireChapitre 173 sur 219 · AU THÉÂTRE DE LA MONNAIE, À BRUXELLES · texte numérisé non relu

AU THÉÂTRE DE LA MONNAIE, À BRUXELLES

Amina bondit, — fuit, — puis voltige et sourit; Le Welche dit : « Tout ça, pour moi, c’est du prâcrit ; Je ne connais, en fait de nymphes bocagères,

Que celles de Montagne-aux-Herbes-Potagères, »

Du bout de son pied fin et de son œil qui rit, Amina verse à flots le délire et l'esprit;

Le Welche dit : « Fuyez, délices mensongères! Non épouse n’a pas ces allures légères. »

Vous ignorez, sylphide au jarret triomphant, Qui voulez enseigner la walse à l'éléphant, Au hibou la gaîté, le rire à la cigogne,

Que sur [a grâce en feu le Welche dit : «Haro!» Et que le doux Bacchus lui versant du bourgogne, Le monstre répondrait : «J’arme mieux le faro!»

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