‹ Œuvres complètes de Charles BaudelaireChapitre 192 sur 219 · IV. CORRESPONDANCES (1V des trois éditions), p · texte numérisé non relu

IV. CORRESPONDANCES (1V des trois éditions), p

Cf. Richard Wagner et Tannbauser (L'ART ROMANTIQUE), où ce thème des Correspondances est repris et développé; Salon de 1846 (CUR10- SITÉS ES THÉTIQUES), un passage cité des Kreisleriana d'Hoffmann :

.. Ce n’est pas seulement en rêve... C’est encore éveillé... que je trouve une analogie et une réunion intime entre Îes couleurs, les sons et Îes parfums, etc.

Et encore, Exposition Universelle de 1855 (CURIOSITÉS ESTHÉ- TIQUES), chap. I et III in fine.

Cette idée des Correspondances, dont le symbolisme a tiré un si grand parti, commençait d’ailleurs de se répandre. On Ia retrouve dans les Histoires émouvantes de Charles Barbara (Micheï Lévy, 1857), nettement formulée :

Le bonheur se manifeste en moi par des envies étranges. J’aspire à me plonger dans la musique et les couleurs, c’est-à-dire à rassasier de leur nourriture passionnément aimée mes oreilles et mes yeux. Soit abus de ces deux organes, soit organisation vicieuse, une chose bizarre, c’est que mon oreille perçoit des couleurs et que mon œil entend des sons. Telles symphonies sont pour moi des peintures éblouissantes et tels tableaux d’admirables symphonies. Jusque dans les lignes d’une statue et d’une église je vois de [a musique, et je me suis persuadé parfois que certaine cathédrale est l'hymne figée d’un grand orgue souterrain, etc. (p. 246).

Pour la 1° strophe, Baudelaire semble s'être souvenu des vers suivants :

AI Nature speaks, and ev’n ideal things Flap shadowy sounds from visionary wings.

(Por, Al Aaraaf.)

e . à e la .

Cf. aussi, pour l’idée, les derniers vers d’Elévation.

V. JAIME LE SOUVENIR DE CES ÉPOQUES NUES (V des trois éditions), p. 18.

Le texte des 2° et 3° est identique, hors que 5 2° écrit emmaillota (vers 24) avec un seul t comme démaillota. La 1° et Ia 2° ne séparent point par un blanc les 14 premiers yers de la seconde partie de la pièce.

Variantes (1857) :

P: 18, v. 2 (1°* éd.). Dont le soleil se plaît à dorer les statues. v. 9 (Épr. ) Louve au cœur ruisselant de tendresses communes,

P. 18, v. 10 (Epr.) Suspendait l'univers à ses tétines brunes.

VS 12 tie éd.). être fier des beautés dont il était le rot. v. 16 (Épr.) Ces natives grandeurs, aux lieux où se peut voir | Ve 19-22. À l'aspect du tableau plein d’épouvantement

(1° éd.). Des monstruosités que voile un vêtement; Des visages manques et plus laids que des masques; De tous ces pauvres corps, maïgres, ventrus ou flasques, P. 19, v. 1 (1° éd.). De ces femmes, hélas! pâles comme des cierges, v. 2 (1 éd.). Que ronge et que nourrit [a honte, et de ces vierges

Baudelaire a parlé plusieurs fois de ses imitations d'Hugo. Il s’agissait peut-être notamment des six derniers vers de cette pièce.

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