‹ Œuvres complètes de Charles BaudelaireChapitre 194 sur 219 · VII. La MUSE VÉNALE (vint des trois éditions), pe · texte numérisé non relu

VII. La MUSE VÉNALE (vint des trois éditions), pe

La 1°* édition, vers 11, a donné guères pour guère, Baudelaire avait cependant signalé cette faute dans une lettre à Poulet-Malassis en date

du 4 avril 1857.

IX. LE MAUvaIs MOINE (9 avril 1851, Le Messager de l’Assemblee, avec plusieurs autres pièces, sous le titre collectif : LES LIMBES; — IX des trois éditions), p. 24.

Variantes (1851-1857-1861) :

x Les cloïîtres anciens sur leurs grandes murailles

v. 2 (1851). Etalaient en tableau la sainte Vérité,

v. 5 (1851). En ces temps où le Christ avait ses victuailles

v. 9 (1851). Mon âme est au tombeau que, mauvais cénobite,

Cette dernière variante n’est d’ailleurs qu’une coquille.

La pièce est une des plus anciennes du livre. Dès 1842 ou 1843, l’auteur en avait donné à son ami Auguste Dozon une copie autographe où on trouve cette variante, pour le vers 12 :

Impuissant Orcagna ! quand sauraï-je donc faire

Il semble qu’un peu plus tard elle ait changé de titre et se soit appelée Le Tombeau vivant, poésie que Baudelaire mentionne dans un billet du 10 janvier 1850 parmi celles qu'il a données à copier, et dont nous n’avons pas retrouvé trace. Les vers 9 et 10 du Mauvais Moïne rendent du moins cette hypothèse vraisemblable.

IT y a apparence également que le germe s’en trouve dans Za Comédie de la Mort de Th. Gautier { Melancholia), du moins pour les deux premières strophes :

C’étaient des gens pieux et pleins d’austérité, Sachant bien qu'ici bas tout n’est que vanité; Leur atelier à tous était le cimetière, ….

X. L’ENNEMI ( Revue des Deux Mondes, 1° juin 1855, sous le titre collectif : LES FLEURS DU MAL; — X des trois éditions), p. 25.

XL LE GUIGNON (1° juin 1855, Revue des Deux Mondes, sous le titre collectif : Les FLEURS DU MAL; — x1 des trois éditions), p. 26. |

LA

Les deux quatrains sont inspirés de Longfellow qui, lui-même, faut-il le dire, s’est, pour son premier vers, souvenu de laphorisme

d'Hippocrate :

Art ïs [ong, and time is fleeting, And our hearts, though stout and brave, Still, like mufled drums, are beating Funeral marches to the grave. |

( Voices of the Nigbt :

À Psalm of life.)

Maïs 1l convient d'observer qu’à la différence de {la pièce de Baudelaïre, celle de Longfellow sonne comme un appel à l’énergie humame,

Les deux tercets sont la traduction d’une strophe de Thomas Gray dont nous aurons À reparler sous le titre des Plaintes d’un Îcare (XC) :

Full many a gem of purest ray serene

The dark unfathomed caves of Ocean bear; Full many a flower is born to blash unseen, And waste its sweetness on the desert air.

(Elegy written in a country church-yard.)

Un manuscrit autographe appartenant à M. Ie D° Marc Laffont et que M. Van Bever a publié en fac-similé sous letitre DOUZE POÈMES DE CHARLES BAUDELAIRE (Georges Crès et C*, 1917) a permis d'établir que cette pièce ne pouvait être postérieure à 1852, et fournit les variantes suivantes :

Titre : L'artiste inconnu et Les Artistes Inconnus.

v. 12. Mainte fleur épanche en secret v. 13. Son parfum doux comme un regret

Cf. la notice placée en tête de Ia traduction des HISTOIRES EXTRA- ORDINAIRES, Edgar Poe, sa vie et ses œuvres, 1° alinéa.

Cf. aussi, pour la 2° strophe, Sépulture d’un Poète maudit (LXIx) et Les Plaintes d’un Icare (XC).

XII. LA VIE ANTÉRIEURE (1° juin 1855, Revue des Deux 'Mondes, sous le titre collectif : LES FLEURS DU MAL; — x11 des trois éditions), p. 27.

Variante (1855-1857) :

Ye 10. Au milieu de l’azur, des flots et des splendeurs,

XIIL BOHÉMIENS EN VOYAGE (xII des trois éditions), p. 28. Le manuscrit de 1852, publié par M. Van Bever (Douze POÈMES), donne comme variantes :

Titre : La Caravane des Bobémiens.

v. 9. Du fond de son palais verdoyant, le grillon v. 10. En les voyant passer, redouble sa chanson.

v. 12. Fait couler les rochers et fleurit le désert

Page 1