V. 13. A ces chers voyageurs pour lesquels est ouvert
L’exemplaire de la première édition appartenant à M. Bracquemond fournit, de la main de l’auteur, pour le vers 12, cette autre variante :
Tire l’eau des rochers et fleurit le désert
XIV. L'HOMME ET LA MER (octobre 1852, Revue de RAS are XIV des trois éditions), p. 29.
Variantes :
Titre, 1852. L'homme libre et [a Mer.
v. 10 (1852). Homme, nul ne connaît le fond de tes abimes;
IT semble que Swinburne se soit souvenu de ce poème quand ül
écrivit The Triumpb of Time :
I will go back to the great sweet mother,
Mother and lover of men, the sea.
I will go down to her, I and none other,
Close with her, kiss her and mix her with me; Cling to her, strive with her, hold her fast; O fair white mother, in days long past Born without sister, born without brother,
Set free my soul as thy soul is free.
Baudelaire a repris et développé [le même thème dans un de ses
PETITS POÈMES EN PROSE, Déja.
XV. Don JUAN AUX ENFERS (6 septembre 1846, L'Artiste, Revue de Paris; — XV des trois éditions), p. 30.
Selon Prarond (voir E.-J. Crépet, op. «it.), cette pièce s serait antérieure à 1843.
Variante (1846) :
Titre : L’Impénitent (sous {a signature : Charles Baudelaire-Dufaÿs). v. 6. Des vierges se tordaient sous le noir firmament,
v. 7. Et comme un long troupeau de victimes offertes, v. 8. Derrière lui traïînaient un grand mugissement v. 13. Tristement sous son deuil, la chaste et maigre Elvire
Dans le texte de 1846, Charon est orthographié Caron. Faute dans le texte de la 1”° édition, effet évident d’une ‘erreur du
prote à qui l’auteur avait mdiqué. un s omis :
Montrait à tous les morts errants sur le rivage
On sait que Baudelaire, séduit par la haute figure de don Juan, avait conçu le projet de la porter au théâtre sous le titre La Fin de don Juan.
Quant à l'inspiration de cette poésie, peut-être faut-il la rapporter à la célèbre toile de Delacroix : La Barque de don Juan, qui est de 1841. On ne peut se défendre d’en être tenté quand on se souvient de ladmiration passionnée que le poëte portait au peintre. Maïs le sujet a été traité par eux tout différemment.
XVI. CHÂTIMENT DE L'ORGUEIL (Juin 1850, Magasin des Familles ; — XVI des 1° et 2° éditions ; XVI1 de la 3°}, p. 31.
v. 1 (1850). Dans ces temps merveilleux où la Théologie v. 4 (1850). - — Après avoir touche les cœurs indifférents ; v. 6 (1850). Et même découvert vers les célestes glotres
v. 11 (1850-1857). Jésus, petit Jésus, je t'ai porté bien haut !
v. 14 (1850). Et tu ne serais plus qu'un objet dérisoire |
Le caractère du périodique et la rubrique sous laquelle cetté pièce y parut ( Poésies de la famille) avaïent sans doute imposé cette variante,
P. 32, v.5 (1850). Il etait des enfants la joie et [a risée,
La leçon de 1868 a introduit un blanc entre les 21°et 22° vers. Cette pièce devait figurer dans LES LIMBES (voir notre Histoire des FLEURS DU MAL).
XVIL La BEAUTÉ (20 avril 1857, Revue française; — XVII des deux premières éditions, XVII de la 3°), p. 33:
: ù À DSL Variantes communes à la Revue française et à la 1°° édition :
We (1857). Qu'on dirait que j'emprunte aux plus fiers monuments, v. 13 (1857). De purs miroirs qui font les étoiles plus belles :
Cette pièce était entre toutes goûtée de Gustave Flaubert (voir sa
lettre à Baudelaire, du 13 juillet 1857).
XVII. L’iDÉAL (9 avril 1851, Le Messager de l’Assemblée, sous le titre collectif: LES LIMBES; — XVinI des deux premières éditions,
xIX de la 3°), p. 34.
Variantes (1851) :