‹ Œuvres complètes de Charles BaudelaireChapitre 67 sur 219 · DUELLUM · texte numérisé non relu

DUELLUM

Deux guerriers ont couru lun sur l’autre ; leurs armes Ont éclaboussé l’arr de lueurs et de sang.

— Ces jeux, ces cliquetis du fer sont les vacarmes D'une jeunesse en proie à l'amour vagissant.

Les glaives sont brisés ! comme notre Jeunesse, Ma chère! Mais les dents, les ongles acérés, Vengent bientôt l'épée et [a dague traîtresse.

— O fureur des cœurs mûrs par l'amour ulcérés!

Dans le ravin hanté des chats-pards et des onces Nos héros, s’étrergnant méchamment, ont roulé, Et leur peau fleurira l’aridité des ronces. Ç

— Ce gouffre, c’est l'enfer, de nos amis peuplé! Roulons-y sans remords, amazone imhumame, Afin d’éterniser l’ardeur de notre haïne !

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