‹ Œuvres complètes de Charles BaudelaireChapitre 76 sur 219 · LE FLAMBEAU VIVANT · texte numérisé non relu

LE FLAMBEAU VIVANT

[ls marchent devant moi, ces Yeux pleins de lumières, (Qu'un Ange très-savant à sans doute aimantés:;

Is marchent, ces divins frères qui sont mes frères, Secouant dans mes yeux leurs feux diamantés.

Me sauvant de tout piège et de tout péché grave, (]ls conduisent mes pas dans la route du Beau;

Ils sont mes serviteurs et je suis leur esclave; Tout mon être obéit à ce vivant flambeau.

Charmants Yeux, vous brillez de Ia clarté mystique Qu'ont les cierges brûlant en plein jour; le soleil Rougit, maïs n’éteint pas leur flamme fantastique;

Is célèbrent la Mort, vous chantez le Réveil: Vous marchez en chantant le réveil de mon âme, | Astres dont nul soleil ne peut flétrir la flamme!

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