‹ Œuvres complètes de Charles BaudelaireChapitre 90 sur 219 · LE REVENANT · texte numérisé non relu

LE REVENANT

Comme les anges à l'œil fauve, Je reviendrai dans ton alcôve Et vers toi glisserar sans bruit Avec les ombres de [a nuit;

Et je te donneraï, ma brune, Des baisers froids comme Ia lune Et des caresses de serpent Autour d'une fosse rampant.

Quand viendra le matin livide, Tu trouveras ma place vide, Où jusqu'au soir 1l fera froid.

Comme d’autres par la tendresse, Sur ta vie et sur ta Jeunesse, Moi, je veux régner par l'effror.

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