SONNET D'AUTOMNE
Is me disent, tes yeux, clairs comme le cristal :
« Pour tor, bizarre amant, quel est donc mon mérite ? » — Sois charmante et tais-toi ! Mon cœur, que tout irrite, Excepté [a candeur de l'antique animal,
Ne veut pas te montrer son secret mfernal,
Berceuse dont la main aux longs sommeïls m'mvite | Ni sa noire légende avec la flamme écrite.
Je haiïs [a passion et l'esprit me fait mal!
Aimons-nous doucement. L'Amour dans sa guérite, Ténébreux, embusqué, bande son arc fatal.
Je connais les engins de son vieil arsenal :
Crime, horreur et folie! — O pâle marguerite Comme mot n’es-tu pas un soleil automnal, O ma si blanche, 6 ma st froide Marguerite ?
TRISTESSESTDE L'ALNLUNIE
Ce soir, la Lune rêve avec plus de paresse ; Aïnsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins, Qui, d’une ma dhistraite et légère, caresse Avant de s'endormir le contour de ses seins.
Sur le dos satiné des molles avalanches, Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons, Et promène ses yeux sur les visions blanches Qui montent dans l’azur comme des floraisons.
LA Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive, Elle laisse filer une larme furtive, Un poëte pieux, ennemi du sommeil,
Dans le creux de sa main prend cette larme pâle, Aux reflets irisés comme un fragment d’opale, Et Ja met dans son cœur loin des yeux du Soleil.