PREMIÈRE PARTIE, 2o
A dit que c'est toujours la dame de Bellinzani qui a Ê>umi les choses nécessaires audit enfant.
Ce fait, et après avoir vaqué audit interrogatoire jusqu'à une heure sonnée, la vacation a été par nous remise à demain samedi l3 du présent mois d'août, huit heures du matin , et a signé avec nous en notre minute, après lecture à elle faite du présent interrogatoire, et de ses réponses, lesquelles réponses ladite dame a dit contenir vérité.
Et le leodemain samedi 1 3 d'août , neuf heures du matin , ladite dame veuve Ferrand étant comparue par-devant nous en notre hôtel, nous avons procédé à la continuation de son interrogatoire, ainsi qu'il suit.
28. Ënquise s'il n!est pas vrai que pendant le temps du séjour de la demoiselle Ferrand chez ladite dame David , elle fut conduite par ladite dame David aux Jacobins du faubourg Saint-Germain, et laissée au père Daures, qui la tint renfermée dans une chapelle.
A dityZ^xhè serment par elle réitéré, que le père dom Jérôme, feuillant, directeur de madame de Bellinzani mère d'elle répondante, et ami du père Daures, Tavait employé pour trouver le couvent de Rodez pour ladite demoiselle de Vigny, qui y fut conduite par ladite demoiselle Prevost-Fonttroid. A dit de plus ignorer tout le détail qui regarde la dame David.
29. £nquise s'il n'est pas vrai qu'elle répondante ayant été indisposée durant la nuit , elle fit dire au père Daures par un domestique , qu'elle n'avait pu se trouver au rendez-vous.
. A du qu'il n'eût pas été surprenant qu'elle eût eu curiosité de voir la fille de son frère , dont le sort lui faisait une grande pitié , mais ne se souvient du surplus des circonstances que nous lui demandons, et assure n'avoir jamais vu ladite demoiselle de Vigny.
D. A elle demandé si elle prétend que ladite demoiselle, qu'elle répondante nomme de Vigny, et qui prétend être la demoiselle Michélle Ferrand, est fille de M. de Bellinzani , frère d'elle répondante.
A dit qu'elle ne prétend rendre compte que des confiances que la dame de Bellinzani sa mère a eues en elle.
204 OEUVRES DE GOCHIN.
D. A elle représenté qu'elle doit la vérité à justice, surtout dans un point aussi important qu'est celui d'assurer l'état de ladite demoiselle Michelle Ferrand.
A répondu avoir satisfait ci-dessus à cet article.
D. Â elle demandé quelles ont été les confiances qui lui ont été faites par ladite dame de Bellinzani sa mère.
A répondu qu'elle les a exprimées ci-dessus.
D. A elle représenté qu'elle ne s'est pas expliquée assez nettement.
A répondu que , puisqu'il faut une répétition , elle déclare de nouveau que la confiance que ladite dame de Bellinzani sa mère a prise en elle , a consisté à exiger d'elle de se priver de la demoiselle Prévost pour conduire une fille du frère delà répondante à Rodez^ ayant de justes raisons de la soustraire à sa connaissance, et n'ayant pas voulu pour plus grande sûreté du secret , employer de ses domestiques.
D. A elle demandé quelles ont été les raisons de la dame de, Bellinzani, pour soustraire à la connaissance de monsieur son fils un enfant qu'elle savait être la fille dudit sieur de Bellinzani. .*
A répondu n'être point obligée à rendre compte des raisons qu'a eues la dame de Bellinzani, qui ne peuvent être présumées que justes, sa piété et son mérite , étant assez connus.
D. A elle représenté que , s'étant engagée sous son serment à dire la vérité, elle ne doit rien cacher des faits qui sont à sa connaissance concernant ladite demoiselle Michelle Ferrand, qu'il lui plaît nommer de Vigny.
A répondu n'avoir rien caché de ce qui était à sa connaissance touchant la fille qu'elle a eue en 1 686; et avoir dit la vérité selon qu'elle lui est connue , de ce qui regarde la demoiselle de Vigny.
D. A elle demandé si elle sait la paroisse, soit à Paris ou en province , où a été inlimnée l'enfant fille qu'elle dit avoir eue en 1686.
A répondu qu'elle a déjà dit n'avoir entré en connaissance d'aucune particularité de Teafant dont ladite dame de Bellinzani sa mère s'était chargée , qu'elle croit que ladite dame de Bellinzani aura remis l'extrait mortuaire