PREMIÈRE PARTIE. 2o
rie cet en&nt à M. le prësident Ferrand, à qui il était plus nécessaire qu'a la répondante , qui déclai*e cependant n'en avoir pas de connaissance, étant dans tous ces temps-là éloignée, et n'ayant nulle disposition, quand elle aurait été de retour, de reparler de circonstances si mortifiantes pour elle.
D. A elle demandé, dans le cas où la demoiselle Michelle Ferrand , qu'elle répondante nomme de Vigny, serait^ assez heureuse pour lui prouver, tant par titres que par témoins , qu'elle a l'honneur de lui appartenir en qualité de fille, si elle répondante refuserait de consentir à ce précieux avantage pour la demoiselle Ferrand.
A répondu que c'est aux juges à peser la valeur des preuves.
3o. £nquise s'il n'est pas vrai que, pour retirer ladite demoiselle Ferrand des mains de la dame David , elles furent mandées toutes deux de nouveau par le père Daures aux Jacobins du faubourg Saint-Germain.
A dit ignorer ces faits qui sont peu concluans , dès qu'elle répondante a avoué que le père Daures s'est mêlé pour elle.
3i. Enquise s'il n'est pas vrai que le père Daures fit entrer la demoiselle Ferrand dans l'église, et prit à part la dame David, à qui il paya sa dépense , et la renvoya sans lui permettre de revoir la demoiselle Ferrand.
A dit ignorer tout ce détail , mais qu'à coup sûr le père Daures n'aura point fourni son argent pour toutes ces opérations, mais qu'on le tirait toujours de la même source, c'est-à-dire de tnadame de Uellinzani.
32. Enquise s'il n'est pas vrai que la demoiselle Ferrand , se croyant seule dans l'église , * parce qu'il était après midi , ^lle vit descendre de la chaire du prédicateur la demoiselle Prévost , à présent femme du sieur Fontfroid , qui la garda encore quelques jours à Paris.
A dit être surprise de i^i pitoyables détails, et d'exposer sans aucune raison ni vraisemblance des faits qu'on pourrait traiter de mensonges, puisque la demoiselle Prévost - Fontfroid Valait menée à Rodez , et en a . toujours eu soin. Pourquoi donc se* serait-elle cachée^ puisqu'il fallait qu'on la lui remît
2o8 OEUVRES DE COCHIN.
depuis son entrée à Saint-Aubin y a postulé pendant sept ans pour y être religieuse.^
A dit avoir répondu,
4*. Enquise si en 1726 ladite demoiselle n'a pas éxé transférée dans l'abbaye d'Hiers près Villeneuve-Saint- Georges.
A dit avoir répondu. ,
4'^-£^^^^^ ^^9 pendant que ladite demoiselle a été à Hiers , la demoiselle Fontfroid dite alors Ballié^ ne ne lui a pas fait payer ses pensions et autres besoins par le moyen du sieur abbé de Gouay, de Tordre d'elle répondante.
A dit qu'elle engagea la dame Fontfroid à se rapporter audit sieur abbé Gouay pour tout ce qui lui était nécessaire; la. répondante sait que c'est lui qui l'avait placée à Hiers , et mise ensuite au Trésor; mais la répondante n'a jamais vu l'abbé Gouay, ni ep. aucun commerce direct avec lui.
42. Enquise si après avoir été un an ou environ à l'abbaye djHiers , ladite demoiselle n'a pas été transférée dahs l'abbaye du Trésor en Normandie , où elle a demeuré jusqu'au mois de juillet 1727.
A dit avoir répondu.
43. Enquise s'il est vrai qu'en 1727 et 1728 feu M. de Bellinzani, frère d'elle répondante, voulut faire épouser ladite demoiselle par le sieur de Bellinzani son fils.
A dit n'avoir aucune connaissance, jusqu'aumpraent qu'elle a reçu les exploits qui Itii ont été donnés par ladite demoiselle de Vigny , des démarches ni des desseins de M. de Bellinzani son frère; qu'elle n'est pas instruite qui est-ce qui l'avait pu persuader que ladite demoiselle de Vigny fut fille ae la dame répondante, étant notoire que, lorsqu'il est mort, il y avait plus de trente ans que ladite dame et lui ne s'étaient vus ;et qu'il n'e§t pas moins notoire par le caractère dont tout le monde l'a connu, qu'il n était pas propre à garder un secret, et c'est ce qui a fait qu'on lui a caché inviolablement celui qui le regardait.
J9. A elle représenté que l'honneur auquel M. de