TROISIÈME PARTIE
D'ailleurs si Fadjudicataire est yalâblement déchargé
^ r la consignation, il l'est également en payant un
crëaacier qu'il est charge de payer par son adjudica-
tioii , car l'adjudicataire tenant sa propriété des mains
de la justice, est toujours libéré quand il paie de l'au«
tonte de la justice et conformément à la loi qu'elle lui
impose. Or, par les arrêts de 1666 et de 1667, M. le
prince a été autorisé à payer directement M. le maré-
clial de BrogUe, il ne doit donc pas moins trouver sa
décharge dans ce paiement , qu'il l'aurait trouvée dans la
consignation si elle avait été ordonnée. Ce qui opère la
décharge d'un adjudicataire , c'est le paiement qu'il Ëiit
de l'autorité du juge qui a prononcé Tadjudication ; c'est
pour cela qu'il est' déchargé en consignant, qua^ la.
consignation est ordonnée. Par la même raison , il est
déchargé quand il paie un créancier qui lui est délégué *
par l'adjudication même; et comme M. le prince a été
chargé de payer purement et simplement , et sans em-y
ploi , il a été pleinement déchargé par le paiement pur
et simple qml a fait en conséquence.
En un mot , c'est ici une adjudication forcée, poursuivie par les créanciers du duc de Mantoue, faite à un créancier antérieur à tous les titres de la maison de Broglie , chargé de payer purement et simplement , et oui n'était tenu de veiller à aucun emploi, ni par son Utre ni par sa qualité propre ; le marquis de Broglie n'a donc absolimient ni action pour critiquer son paiement ni pour l'obliger, ou de payer une seconde fois , ou de justifier d'emplois valables.
Seconde proposition. — Le marquis de Broglie ne peut rentrer dans la terre de Tardais, et seconde portion de BressoUes, qu'en rendant le prix d^nt il profite, par les emplois qui en ont été faits.
La terre de 1 ardais , et la seconde portion de BressoUes, turent acquises par deux contrats des 18 et a3 avril i655, pour le prix prmcipal d^ i55,ooo livres, et 4iOoo livrer de pot-de-viu- te comte de Broglie ne les avait achetées que parce qu'étant devenu propriétaire de Senonches en 1 654 j ^^^ terre| , qui étaient voisines ^ se trouvaient à sa bienséance.* Ce fut dans cç