CAUSE A LA II« DES REQUÊTES
POUR messire Pibire-François ib Baglb, marquiâ de MouIîqs^ héritier des propres paternels.
M* EuMB GvTOT, héritier des meubles et acquêts et des propres maternels de feu messire Eomk Dv^OHfy «eigoeur de Yiiilers.
CONTRE les Pères de la Charité et antoes.
QoMTioir. — Di«pcMitîoo teiUmentgire eztraordiaaîfement lort« au profit
des Pères de la Gbarité et des Pauvres.
Les Pères de la Charité qui senteat toute la solidité des mojeiif opposés au testament dont ils demandent Texécuiion^ cherchent à répandre des nuages sur la qualité de ceux qui le combattent. De soixante héritiers, disent-ils , il n'y en a que trois qui s élèvent contre les dispositions du ieu sieur de Villiei's; ledésaveu ou plutôt l'acquiescement de^ autres, lorme déjà un grand préjugé contre ceux qui agissent; d'ailleurs ceux-ci ; ou ne sont
* Cette cause est la GXX« de raucienne édition*
COCDIN. TOME 1V« ' I
pas parens, ou sont exclus par des parens plus proches; ainsi , on ne peut pas les écouter.
Commençons par assurer la qualité des partiel qui réclament ; sans cela toutes les questions du fond seraient inutiles.
M^ Edme Guyot, avocat en la cour, qui demande la, nullité du testament , est fils de Paul Guiyot, comme il est prouvé par son extrait baptistaire du 27 février 1675. Paul Guyot était fils d Adrien Guyot et de Marie de Chaulnes sa femme, comme il est prouvé aussi
£ar l'extrait baptistaire du 17 octobre i6â5; enfin, tarie de Chaulnes était fille de Jacques de Chaulnes et de Marie de la Faye, comme cela est établi parle contrat de mariage de Marie de Chaulnes avec Adrien Guyot, du 9 novembre 1617. D'un autre côté, le sieur Dupont de Villiers testateur était fils d'Edme Dupont de Villiers et de Claude de Chaulnes ; Claude de Chaulnes sa mère était fille de Paul de Chaulnes et de Catherine Canelle. On rapporte le contrat de mariage du 7 novembre 1 634 9 dans lequel il est dit que Paul de Chaulnes était fils de Marie de la F aye , veuve alors de Jacques de Chaulnes. On, voit donc que Jacques de Chaulnes et Marie de la Faye sa femme avaient eu entre autres deux enians, Marie de Chaulnes, aïeule de M* Guyot, et Paul de Chaulnes , aSèul du sieur de Villiers. Les Pères de la Charité ont paru ignorer à l'audience le contrat de mariage de Paul de Chaulnes de 1 634 9 qui aurait fait tomber tous leurs raisonnemens ; mais outre qu'on est prêt à le leur remettre , s'ils veulent sérieusement s'éclaircir , ils ont dû le trouver dans l'inventaire fait après la mort du testateur, où il est inventorié sous la cote EEEEEE. On voit même dans ce contrat de mariage, qu'il est Ï2àien présence de Matthieu de la Fajre^ d'Adrien Guyot, Jean Baillet le jeune, beaux-frères de Paul de Chaulnes.
M* Guyot et le feu sieur de Villiers étaient donc enfans des deux cousins-germains ; aussi le feu sieur de Villiers l'a-t-il toujours reconnu pour son parent , comme il paraît par un grand nomore de lettres du iëu sieur oe Villiers, dans lesquelles il lui donnait