TROISIÈME PARTIE
les marques les plus sensibles d'esdnae et d'amitié.
Pour la parenté du sieur comte de Moulins , héritier des {Ax>pres paternels , elle faisait trop d'honneur au feu sieur de Viliiers, pour que ses prétendus légataires universels aient pu Tignorer; Edme Dupont , père du sieiir de Viliiers dernier mort , était fils de Charles Dupont et de Judith de Hériot , et Judith de Hériot était fille de 6uiUaum,e de Hériot ; Guillaume de Hériot avait une sœur appdée Denise , oui avait épousé François le Bâcle j seigneur d' Argenteuil : de ce mariage est né Pa-* trice le Bâcle , seigneur et baron de Moulins et d'Ar-genteuil , qui a eu pour fils Charles le Bâcle , père du sieur comte de Moulins partie au procès. Ainsi , le sieur comte de Moulins y et le feu sieur de Viliiers étaient ^
chacun de leur côté arrière-petits-fils du frère et de la sœur. Si les Pères de la Charité veulent consulter les titres irai établissent la vérité de cette généalogie , il sera facile d^ les satîsÊiire ; mais on ne croit pas qu'ils veuillent porter l'inquisition jusque-là.
On ne peut donc former aucun doute sur la qualité de ceux qui contestent le testament ; ils sont non-seulement parens du tes^teur , mais encore les plus proches parens , chacun dans leur ligne ; car pour celte foule d'inconnus dont on vante l'acquiescement , ce ne sont que des personnages épisodiques , dont les Pères de la Charité font une vaine montre ; ils auraient pu en rassembler un plus grand nombre , qui auraient téinoigné la même indifférence pour le testament, n'ayant aucun droit à la succession ; il faut donc écarter ces fausses couleurs pour se réduire aux véritables objets de la cause.
On a proposé trois moyens contre le testament.
On soutient d'abord qu'il n'est point l'ouvrage du sieur de Viliiers ; qu'il a été suggécé par les deux curés d'£rvy et d'Auxon ; que cHsst même un de ces curés qui l'a dicté au notaire ; on articule des faits bien précis , bien circonstanciés :on demande permission d'en faire preuve.
On ajoute en second lieu , que si le testament était l'ouvrage du sieur de VilUers , il serait nul au fond , parce que les légataires universels sont incapables; dans