TROISIÈME PARTIE. 22'J
les mâles à Viafini dout il parle ? Non , sans doute : car il ajoute aussitôt, et que mes filles ou sœui's en la manière qu'il est dit ci-^ssus succéderont , etc. Ce n'esl donc que des mâles charges de rendre compte aux filles ou aux sœurs dont il entend parler, d'autant plus que tous les mâles ne sont pas cbargiés de resiituec aux filles; par exemple, Horace qui est bien de la ligna masculine , n'est appelé qu'après les filles du testateur. Gomment veut-on donc que toute la ligne masculine mx chargée de rendre aux filles? Il y a une impossibilité absolue d'entendre la clause de tous les mâles à l'infini; elle ne s'entend et ne peut s'entendre que des mâles chargés de rendre aux faUes, que des mâles chargés de rendre aux soeurs , chacun en la manière que dessus est dit ; cela est donc manifestement relatif à ce qm précède : or, ce qui précède ne contient point de substitution graduelle; donc on n'en énonce pas dans cette clause.
Rendons à l'acte le Jour que la lecture simple présente. Le testateur fait plusieurs ordres de substitution, tfabord en faveur de quelques mâles , ensuite en faveur de quelques filles, après en faveur d'autres mâles, et enfin en faveur d'autres filles ; il veut que si sa fille recueille, on prenne certaines mesures pour la marier; iWeut que son mari porte les nom et armes de Grimaldi; enfin il dit, et toutes les fois que la ligne masculine manquera, et que ses filles ou sœurs succéderont en la manière que dessus est dit, leurs maris porteront les nom et armes comme dessus est dit; c'est-à-dire je viens de charger les n^les-, les uns de restituer à mes filles , les autres de restituerai mes soeurs, toutes les fois que les mâloft manqueront (ces mâles charges de rendre a mes filles ou à mes sœurs) ; en sorte que mes filles ou soeurs succéderont; leurs maris porteront les nom et armes de Grimaldi. Par-là appelle-t-il d'autres mâles que ceux qui sont appelés? Charge-t-il d'autres mâles que ceux qui sont chargés? Il est impossible de le penser, pour peu qu'on soit disposé à rendre hommage a la vérité.
Il est donc évident que la substitution d'Hercule ûW point graduelle et perpétuelle; les enfaus mâles
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de son fils sont appelés par la clause sans enfans inÂles; mais ils ne sont point grevés ; les fiUes de don Honoré sont appelées^ mais elles ne sont point grevées; les autres uls ou filles du testateur sont appelés et ne sont
S oint grevés; rien nW donc plus contraire à Tidëe 'une substitution perpétuelle que le testament dont il ô'agt.
Toutes les parties du système de madame d'Ysenghien sont donc également insoutenables; il faut s'en tenir aux testamens d^Honoré II et Louis I""; il faut liquider leurs substitutions , comme la sentence du mois de février 1733 Fa ordonné; le prince Antoine n'avait que des détracUons ; il faut les liquider. En un mot, il faut suivre la route que la sentence a tracée; l'autorité de la chose )ugée l'exige ; et si les choses étaient entières, il serait impossible de prendre un autre parti, sans violer toutes les règles.