‹ Œuvres complètes de DiderotChapitre 135 sur 210 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

Page 37. — Comment, monsieur Helvétius, vous accordez à l'adolescence* une plus grande capacité d'apprendre qu'à

1. « Il en est du printemps de la vie comme du printemps de Tannée... C^est dans la jeunesse de Thomme que se nouent en lui les pensées sublimes qui doivent un Jour le rendre célèbre. » Ds VHomme, ^ Yoyer. aussi Montaigne, Essais, li?. I,

Ch. LVII.

Tâge mûr, et vous convenez qu'il n'y a guère d'autre différence sensible entre ces deux âges que celle de l'organisation plus ou moins développée ; et vous n'accordez aucun effet à l'organisation de deux enfants, bien que cette organisation de deux enfants d'un même âge n'ait d'autre différence que celle de deux hommes d'âges différents!

Vous accusez Rousseau de contradiction, et vous avez raison ; mais vous lui donnez bien sa revanche. Si je vous demande en plusieurs endroits de votre premier volume d'où naît la pensée sublime qui doit illustrer tel homme, vous me répondrez nettement : d'une heureuse chance. Ici ce n'est plus cela, c'est une conséquence de l'âge, de la sève, des fleurs et d'un fruit qui se noue, un enchaînement de causes naturelles et connues.

Page 39. — A mesure que la vieillesse approche^ l'homme est moins attaché à la terre.

Cela est-il bien vrai ?

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