‹ Œuvres complètes de DiderotChapitre 172 sur 210 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Page 320. — Les mœurs et les actions des animaux prouvent qu ils comparent y qu'ils portent des jugements : ils sont à cet égard plus ou moins raisonnableSy plus ou moins ressemblants à V homme.

Après cet aveu, je ne conçois pas comment Helvétius accorde tant à l'organisation dans la comparaison de l'homme à l'animal, et comment il peut réduire son influence à rien dans la comparaison de l'homme à l'homme.

Page 321. — // faut que le raisonnement par lequel j'ai détruit le préjugé des revenants^ pour opérer son effet ^ se présente aussi habituellement et aussi rapidement que le préjugé même.

Et quand cela serait, vous trembleriez encore. Est-ce que la pensée a quelque pouvoir sur le mouvement intérieur? Le tic est pris. Votre tête dit : il n'y a point de revenants; non, il n'y a point de revenants ; et votre cœur se trouble, et vos entrailles s'émeuvent, et le frissonnement se répand dans tous vos membres, vous avez peur. Hobbes se moque de lui-même, sa frayeur lui fait pitié; et sa frayeur dure*.

1. Baylc n*aimait point Hobbes, qui le lui rendait bien ; il prétend que le philo- Bophe anglais avait peur des fantômes et des démons et il tâche de le prouver en soutenant cette singulière thèse qu'il devait en être ainsi, parce que la croyance à la magie et aux diableries est une conséquence nécessaire de la non-croyance en Dieu.

hhh RÉFUTATION DE L'OUVRAGE D'HELVÉTIUS

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