CHAPITRE X
Page &09. — Quelques hommes illustres ont jeté de grandts lumières sur Véducatiorij et cependant elle est restée la même.
Ce n'a été ni l'effet de la méchanceté, ni celui de la pusillanimité de ceux qui pouvaient et devaient la réintégrer, à l'expulsion de nos mauvais instituteurs ; c'est une conséquence de leur imbécillité. Ils considérèrent les idées des réformateurs comme des chimères, et ils se prêtèrentà une vieille routine qu'ils regardèrent coipme la meilleure. Tâchons de ne pas voir les hommes plus hideux qu'ils ne le sont. Le stupide croit que tout est bien comme il est.
Page 410. — Ici le philosophe Helvétius fait aux hommes courageux et éclairés la même exhortation que je leur ai faite ailleurs *.
i. Le comte (Yves-Marie) de Maillebois, général français, fils da maréchal de France du même nom, fat déclaré calomniateur par le tribunal des maréchaux, pour un Mémoire relatif à la bataille d'Hastembeck et dirigé contre le maréclial d*E8lrées. Enfermé à DouIIens, puis (1757) mis en liberté, il passa la demièiv moitié de sa vie à Tétranger. l\ mourut à Liège en 1791. W s'était réfugié dans cette ville, après avoir été décrété d'accusation par TAssemblée nationale à laquelle il avait été dénoncé comme auteur d'un plan de contre-révolution.
2. N Le philosophe aperçoit donc, dans un plus ou moins grand lointain, le moment où la puissance adoptera le plan d'instruction présenté par la sagesse. Qu'excité par cet esprit, le philosophe s'occupe d'avance à saper les préjugés qui s'opposent à l'exécution de ce plan. » De l'Homme.