‹ Œuvres complètes de DiderotChapitre 195 sur 210 · La cinquième du troisième livre. (N · texte numérisé non relu

La cinquième du troisième livre. (N

2. a Utilissimusque idem ac brevissimus bonarum malarumque rerum delectus est, cogitare quid aut volueris sub alio principe, aut nolueris. n Tacit. Hist. lib. I, cap. XVI. W est difficile de reconnaître la pensée de Tacite dans la traduction de Diderot. C'est qu'en général ce philosophe ne traduit pas plus exactement qu'il no cite. (N.) — Ici Naigeon et la Correxpomiance secrète ne sont pas d'accord. Celle-ci dit : GaXhadisaità Pison; Naigeon dit : Pison disait à Galba. C'est Naigeon qui a tort

Lorsqu'il sagit du salut du souverain, il n'y a plus de lois. L'inquiétude, même innocente, qu'on lui cause, est un crime digne de mort. Lorsqu'il s'agit du public, relativement au bien particulier, la justice se tait; lorsqu'il s'agit de l'avantage de l'Empire, c'est la force qui parle. Il faut dormir tranquillement chez soi. Tous les auteurs ont dit : o Cette subtilité scrupuleuse que nous portons dans les affaires particulières ne peut avoir lieu dans les affaires publiques. » Judicialis ista sublilitas in negotia publica minime cadit.

Le droit de la nature est restreint par le droit civil; le droit civil, par le droit des gens, qui cesse au moment de la guerre, dont tout le code est renfermé dans un mot : Sois le plus fort.

CLXVn.

« Othon ne voulut pas conserver l'empire dans un si grand péril des hommes et des choses. » M agis pudorCy ne tanto rerum hominumque periculo dominationem sibi asserere perseveraret^ quam desperatione ulla^ aui diffidentia copiarum^. L'histoire s'écrie : Ohî V héroïsme! J'aimerais mieux que cette exclamation fût d'un souverain.

« Il convient qu'un seul meure pour le peuple, et tous pour le souverain. » Expedit unum pro populo 'j omnes mari pro rege.

et nous avons dû rétablir les rdles. Dans ce discours du souverain à son héritier adoptif, il nous semble très-facile de rapprocher la traduction de Diderot de celle de Durcau de la Malle : « Ta règle de conduite à la fois la plus sûre et la plus simple, c*e8t de te rappeler ce que tu aimais, ce que tu bl&mais dans un antre prince. » H n*y a qu*un changement de temps. i. Voyes SoETON. in Othon, cap. ix. (N.)

« Le discours de Galba était avantageux pour la République ; périlleux pour lui. » Galbœ vox pro republica honestùy ipsi anceps; legi a se militem^ non emi^. J'ai bien peur que ce discours de Galba ne fût qu'un compliment sans conséquence.

GLXX.

Caton le censeur! qu'on me le ressuscite, et j'en ferai un excellent prieur ou gardien de couvent. Ce n'est pas là un chef de grande république; la sévérité déplacée est pire qi^'un vice. 11 divisa l'État en deux factions, et pensa le renverser. Il eût été la machine d'un profond hypocrite. Il eût allumé la guerre civile à son péril et au profit de son rif al.

Un des grands malheurs du vice, lorsqu'il est général, c'est de se rendre plus utile que la vertu. Galba, l'honnête Galba, fut de son temps ce qu'un homme de probité est toujours à la cour; ce qu'un souverain équitable serait de nos jours en Europe. « Le reste n'est point ajusté à cette forme; » nec enim ad liane formam cœtera erant. Je ne sais si j'aurais été saint Louis; mais, aujourd'hui, il serait à peu près ce que je suis*.

Machiavel dit : Le secret de F empire. Tacite, beaucoup plus sage, et nommant les choses par leur vrai nom, dit : Le forfait de Fempire '.

GLXXIIL

Le véritable athéisme, l'athéisme pratique, n'est guère que sur le trône; il n'y a rien de sacré; il n'y a ni lois divines, ni

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