SCÈNE PREMIÈRE
AGATHBi seule, sortant de la porte à droite.
Entendre de pareilles choses et être obligée de se modérer, et n'oser même parler... c'est plus fort que moi... je ne peux pas y tenir!... je sors. Gésarine est là dans le cabinet de mon père ; depuis une heure elle lui fait un éloge d'Oscar, son cousin... Il est évident qu'elle veut le faire nommer député... c'est dair comme le jour... Eh bien! elle s'est arrangée de manière que l'idée est venue de mon pore... c'est lui qui maintenant veut le porter de tout son pouvoir... et c'est sa femme qui fait des objections... et mon père répond que c'est son parent, son cousin ; qu'il se doit à lui-même de le présenter aux électeurs .. Il va en parler au ministre... Et les courses, les visites, les journaux, les démarches de leurs amis, tout va être mis en usage pour éleveV un sot... un imbécile; il sera élu, c'est sûrl... Comment ce pauvre Edmond pourrait-il résister ! II n'a pour soutien que son mérite... (Regardant autour d'elle.) et moi... peut-étre, deux protecteurs qui gardent le silence I. . . Il est venu tout à l'heure... me parler pour mon procès, pour la signification de ce jugement... que sais-je?... Ce n'était pas cela qu'il voulait me dire, j'en suis certaine!... Et il avait. un air si malheureux et si désespéré que malgré moi j'ai manqué de m^écrier :
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a Edmond, qu'avez-voas donc?... » mais il y avait là du monde... il y en a toujours icil et il s'est retiré enm'adressant un regard qui était comme un dernier adieu!... Oui, j'en suis sûre... je ne le reverrai plus... Et il faut se taire... il faut renfermer là dans son cœur un chagrin... et un secret... que je n'ai jamais dit à personne... pas même à luil... Oh! mon Dieu... qui viendra à mon aide? (se retovmaiit «t
apêrcerant madame de Montiacar qui entre.) Zoél...