‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 133 sur 176 · CÉSARINE, OSCAR» BERNARDET · texte numérisé non relu

CÉSARINE, OSCAR» BERNARDET

OSCAR, paraissant à la porte du fond et retenant Bemardet qui Ta sortir.

Non, monsieur, vous n'irez pas !

BERNARDET

A qui en a celui-là ?

OSCAR

A vous qui m*avez joué... qui m'avez trahi... Ce n'est pâs moi que vous portez comme député, c'est un autre.

BERNARDET

C'est faux !

Vous avez donné le mot à nos camarades, qui m'ont tous abandonné.

BERNARDET

Dans votre intérêt. Je vous expliquerai plus tard... Laissez moi sortir !

OSCAR, le retenant toujonrs par la main.

Non, vous ne sortirez pas... je ne vous quitte pas... Je suis bon enfant... mais je n'aime pas qu'on se moque de moi.

BERTiARDET.

Écoutoz-moi !

OSCAR

Je n'écoule rien!... J'ai commandé un dîner de cent couverts et des bouquets aux dames de la halle... j*ai dit à tout le monde que je serais député... je le serai!

BERNARDET

Et c'est justement à cela que je vais travailler... et vous m'en empêchez, vous me retenez... chaque instant de retard peut faire nommer votre rival.

CÉSARINE

Ëhoui! sans doute... (a part.) Et cette réponse que Ton attend... (Haut.) Laissez-le aller.

(Elle sort par la porte à gauche.) OSCAR.

Quoi ! vraiment ! C'est bien différent ; partez vite.

Page 1