‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 14 sur 176 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

ALBERTINE, toujours devant son secrétaire, CCELIE.

ALBERTINE, écrivant.

Je ne m'y retrouve plus!... C'est insupportable!... Je n^enlendrai jamais rien au calcul.

34 GOlféDIES — DRAMES

GOELIE, 8*approehaiit d'elle.

Comme tu es occupée !

ALBERTINE

Ah ! c'est toi I... Ton maître de chant t'attend au salon.

GOELIE.

Je vais le trouver. (Montrant les papiers qu'elle tient è la main.)

Mais, moi qui n'ai pas de secrétaire, serre-moi cela.

ALBERTINE, toujours assise.

Qu'est-ce que c'est î

GOELIE.

Deux mille francs que M. Victor m'a priée de lui garder.

(Montrant le secrétaire.) Je vais les mettre là.

ALBERTINE

Comme tu voudras.

GOELIE.

Tiens !... à droite, sur ces papiers...

(Elle se penche pour les regarder.) ALBERTINE, souriant et se leyant.

Ces papiers... Ils sont à toi : c'est ta dot.

GOELIE.

Ma dot! (soupirant.) Ah ! vous ne risquez rien de la garder longtemps I

Ehl pourquoi donc?

GCELIE.

Parce que je ne pense guère à me marier !

ALBERTINE

D'autres peut-être y pensent pour toi 1 Et si mes idées, si mes espérances peuvent se réaliser...

GOELIE.

Que veux-tu dire ?

ÀLBERTINE.

Oui!... j'ai besoin de te voir heureuse. C'est là mon bonheur à moi !

GCELIE.

Ma sœur!...

ALBERTINE

Laisse-moi ! c'est M. Desrosoirs.

GOELIE, en s'en aUant et montrant le Bocrétaire.

Ma dot ! Ah bien oui !... Il s*agit bien de cela I

(Elle sort.)

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