DHENNEBON, M. DE ROUVRAY, M»»* GESLIN
^rae gBSLIN.
Madame fait demander à monsieur à quelle heure il faudra la voiture pour Passy?
DHENNEBON.
Passy I... Ah ! mon Dieu I... je n'y pensais plus ! je dîne aujourd'hui avec ma femme et ma fille I...
M. DE ROUVRÂT.
Tu dînes avec elles tous les jours !
DHENNEBON.
Oui, mais c'est à Passy, chez mon chef de division !... un homme à ménager !
H. DE ROUVRAY
Est-ce toi que j'entends?... un homme libre ! un homme qui a de la fierté dans le cœur ! tu préférerais le dîner du pouvoir à celui de l'amitié I
DHENNEBON.
Non, sans doute !
M. DE ROUVRAY
Un dîner aussi humiliant I un dîner qui est presque ministériel, excepté qu'il ne sera pas aussi bon!...
DHENNEBON.
Ce n'est pas le dîner... c'est ma femme I
M. DE ROUVRAY
Ta femme !... mais alors tu es donc esclave?... tune peux pas aller au Rocher de Cancale sans sa permission ?
DHENNEBON, à dend-Toix.
Mon ami, tu yeux me débaucher I... tu veux que je devienne mauvais sujet I
U. DE ROUVRAT.
Je veux... que lu deviennes le maître ! et il n'y a pour cela que le premier pas qui coûte 1
yU^ GESLIN, qpi s*e8t tenue à l'écart, s'arançant en ee moBeot
Eh bien, monsieur... que dirai- je à madame?...
M. DE ROUVRAT.
Qu'il n'ira pas à Passy ! qu'il ne veut pas !
DHENNBBON, fièrement.
Ouil (D'one Toix pins douce.] Je ne peux pas !... une obligation, une affaire imprévue que je lui dirai... (a pan.) Ten inventerai une !... (a m. de Rourraj.) Eh bien, mon ami, tout à toi !
M. DE ROUVRAT.
À la bonne heure !
DBENNEBON.
Je suis libre !
M. DE ROUVRAT.
Allons donc !... Je me présente chez ta belle-sœur... et ici, tantôt, rendez-vous à six heures !...
DHENNEBON.
A six heures!... (voyant M^^GesUn qui sort par le fond, il poursuit à Toix haute.] car, décidément, je n'irai pas à Passy !
M. DE ROUVRAT.
Bravo!... le gant est jeté ! c'est la déclaration dUndépendance des États-Unis !
(U entre par la porte à droite chez Esther, Dhennebon sort par la porte à
gauche.)