‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 173 sur 176 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

EDGARD, qui est entré par la porte à gauche ; DHENNEBON,

ESTHER

ESTHER, feignant de ne pas voir Edgard.

Vous ne doutez pas, mon cher beau-frère, que pour vous et pour ma sœur... je n'eusse grand plaisir à employer ma fortune!... si elle existait!... Mais, hélas I... cette fortune n'était qu'un rêve !

EDGARD, s'avançant vivement.

Comment!... quand j'ai vu dans les mains de mon oncle ce testament!...

ESTHER

Qu'un autre, d'une date plus récente, vient d'annuler ! (a ' Dhennebon.) C'est cc que m'a annoncé tout à l'heure M. de Verceuil, votre notaire, (a Edgard.) et ce que vous attestera M. de Rouvray, votre oncle!...

EDGARD, avec joie.

Ah ! plus de doute !...

DHENNEBOTi.

Quelle indignité !... et cette joie que vous m'avez témoignée tout à rheure...

ESTHER

Celle d'être débarrassée enfin des soins et des soucis qui m'accablaient déjàl..: un surtout!...

DHENNEBON.

C'est comme un fait exprès, tous mes amis sont ruinés!... il semble que je leur porte malheur.*. N'importe ! je vais voir, me remettre en course... demander encore. . . et tout cela pour ces dix mille francs que je déteste!... J'en donnerais vingt pour ne pas les devoir !...

(n sort par la porte da fond.)

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