‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 75 sur 176 · NEUBOROUG, WALPOLE, UN HUISSIER · texte numérisé non relu

NEUBOROUG, WALPOLE, UN HUISSIER

l'huissier, présentant un papier cacheté.

De la part du roi, milord.

(il salue et sort.)

WALPOLE

ciel!...

KEUBOROUG.

Qu'y a-l-il donc?...

WALPOLE, essayant de sourire.

Rien !... c'est cette ordonnance dont je te parlais.

NEUBOROUG, lui prenant la main.

Qu'as- tu donc?... est-ce que tu te trouves mal?

WALPOLE

Non, mon ami... ce n'est rien.

NEUBOROUG.

Si vraiment... je te sens là une sueur froide I...

WALPOLE

Que veux-tu?... jusqu'à ce moment j'avais cru que nous l'emporterions... que je pourrais servir un ami... et on ne voit pas sans quelque émotion détruire ainsi toutes ses espérances î

NEUBOROUG.

Mon ami... mon cher Robert, ne te fais pas de peine... vrai ! me voilà tout résigné !... ce n'était pas pour moi... c'était pour ma fiUe... et je suis philosophe!... Mais toi tu sers tes amis trop vivement... (Lui secouant u main.) Allons..' allons... du courage!... Je vais retrouver ma fille... (a part, regardant Waipoie.) Et moi qui hier encore doutais de son affection... j'étais un ingrat... Ah! je n'aurais jamais cru qu'il m'aimât à ce point-là !

(il sort par la porte du fond.)

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