NEUBOROUG, WALPOLE, UN HUISSIER
l'huissier, présentant un papier cacheté.
De la part du roi, milord.
(il salue et sort.)
WALPOLE
ciel!...
KEUBOROUG.
Qu'y a-l-il donc?...
WALPOLE, essayant de sourire.
Rien !... c'est cette ordonnance dont je te parlais.
NEUBOROUG, lui prenant la main.
Qu'as- tu donc?... est-ce que tu te trouves mal?
WALPOLE
Non, mon ami... ce n'est rien.
NEUBOROUG.
Si vraiment... je te sens là une sueur froide I...
WALPOLE
Que veux-tu?... jusqu'à ce moment j'avais cru que nous l'emporterions... que je pourrais servir un ami... et on ne voit pas sans quelque émotion détruire ainsi toutes ses espérances î
NEUBOROUG.
Mon ami... mon cher Robert, ne te fais pas de peine... vrai ! me voilà tout résigné !... ce n'était pas pour moi... c'était pour ma fiUe... et je suis philosophe!... Mais toi tu sers tes amis trop vivement... (Lui secouant u main.) Allons..' allons... du courage!... Je vais retrouver ma fille... (a part, regardant Waipoie.) Et moi qui hier encore doutais de son affection... j'étais un ingrat... Ah! je n'aurais jamais cru qu'il m'aimât à ce point-là !
(il sort par la porte du fond.)