SCENE X
Les Mêmes ; PLUMCAKE, SGHOON.
SGHOON, qoi a entendu les derniers mots*
Arrêtez, vous ne le pouvez pas.
TIMOTHÉB.
C'est juste... je l'oubliais... je ne m'appartiens plus... je ne peux pas même me tuer.
JAPHET
Qu'est-ce que cela veut dire?
PLUMGAKE.
Je vais vous l'expliquer... si milord veut me le permettre. (Geste d'étonnement.) Oui, mesdames, lord Ëphelston, (ils et héritier du duc de ce nom...
ESTUER, LA MARQUISE et JAPHET.
Que dit-U?
SCHOON.
Laissez-le achever.
PLUMGAKE, à Timothée.
Vous m'aviez prié, en altérant ces preuves et ces actes, de transporter à M. Japhet votre fortune et vos titres.
JAPHET
Ëst-il possible ?
PLUMGAKE.
Supercherie louable et généreuse, sans doute, mais enfin, c'en était une... il y avait doute, et dans le doute la vertu s'abstient... J'ai été droit au respectable M. Schoon, qui m'a fait vivement sentir les dangers d'une substitution qui enlevait à vous un rang qui vous était dû... et à lui une riche clientèle qui lui appartenait déjà.. • il m'a menacé^ dans i'in- L — IV. 18
lérét de la vérité, de tout révéler! alors, et dussiez- vous me blâmer... m'accabler de reproches, me retirer votre confiance...
JAPHET, vivement»
Tu n'as rien fait?
PLUMCAKE, froidement et loi remettant les papiers.
Rien du tout...
JAPUET.
Tu es un honnête homme... tu as eu raison!
TIMOTUÉE, tristement et montrant Japhet.
Oui... puisqu'au lieu de le rendre heureux, je faisais son malheur. . . et tu auras tout de même les cent guinées promises*
JAPHET
Et ces cent autres que j'y ajoute !
PLUMGAKE.
vertu!... j'ai donc eu raison de te préférer, puisque ta rapportes le double!...
JAPHET, porcoorant les papiers.
Oui... c'est bien cela... oui, Tim est un grand seigneur.
TIMOTHÉE
Ce ne sera pas pour longtemps... j'ai promis, j*ai signé... un lord n'a que sa parole... un lord doit être honnête homme, ce sera mon seul mérite, et j'y tiens... Le docteur Inring compte sur moi et m'attend... M. Schoon vous le dira.
SCHOON.
Non, milord... ce nest plus possible... TAcadémie a fait sur son remède un rapport défavorable j et l'autorité défend que demain l'expérience en soit tentée.
ESTHER, A Timotbée.
Ainsi, vous nous restez... ainsi donc, et d'après ce que j'ai appris ee matin... (Montrant la marquise.) VOUS ôtes mou frère?
JA.PHET 315
TIMOTHÉE, arec embarras.
Ce ii*est pas ma faute... et je vous en demande pardon... j*aarals voulu vous donner mieux, mais on n'est pas son maître... on ne se fait pas soi-même.
JAPHETy lui frappant sur l'épaule.
C'est ce qui vous trompe... milord... avec du travail, du temps, et de la persévérance, tu deviendras digne du rang qai t'appartient et du nom que tu portes.
TIMOTHÉE
C'est possible... mais d'ici là vous m'aiderez à être grand seigneur, (a Japhet.) Tu me diras ce qu'il faudra dire à la Chambre.. . tu me feras mes discours.
PLUBfCAKE.
Ou bien, comme beaucoup d'autres, en né parlant jamais.. .
TIMOTHÉE
C'est encore un moyen...
JAPHET, le prenant à part.
Toi, qui sais tout... as-tu découvert quelque chose sur mon père? •
Certainement. (Bas à Piumcaice, qui veut parler. ) Tais-toi, taistoi toujours. (Haut, à Japbet.) Ce n'ost pas, comme je l'espérais... an grand seigneur... ni un millionnaire.
JAPHET
Qu'importe, si c'était un honnête homme !
TIMOTHÉE
0\f\ de ce côté-là... (a part.) Il n'est plus là pour dire le contraire. (Haut.) Un brave homme, un ancien militaire, qui s'est distingué dans la carrière des armes 1
PLUMCAKE, à part.
Je crois bien I un maître d'armes.
TIMOTHÉE
Du reste, pas un schelling à la succession... mais tu n'en
âl6 GOUÉDIES — DRAMES
as pas besoin... (Cette de Japhet.) Oui, morbleu} vous avez voulu que je fusse un lord... le chef de la famille, et comme tel, je veux que tu épouses ma sœur... avec qui j'entends partager également la fortune de mon père, qui est anssi le sien... n'importe à quel titre.
LA MARQUISE, Tirement.
Quoi, monsieur... '
TIMOTHÉE, de même.
Ne parlons pas des autres parents... c'est inutile maintenant... personne ne les réclame I restons comme nous som* mes; et sans bruit, sans éclat, goûtons, entre nous, dans notre intérieur, le bonheur de la famille, de l'amitié...
£tde la vertu!... la meilleure de toutes les spéculations.
OU