SCÈNE IX
GOQUENET, entrant par la ganche et s'adressent A DE GUIBERT ; HERMINIE, allant au^erant de CÉCILE, de M"^ DE SAVE- NÂY et de LUCIEN, qui entrent par la droite.
COQUENET, A Gaibert et à Toix basse.
Eh bien! as-tu dit : Je veux?
DE GUIBERT, de même.
Tu m'as compromis... tu ne me dis pas que ce matin...
COQUENET, de même.
C'est ma faute!... mais qu'importe, si tu es le maître...
DE GUIBERT, de même.
Certainement... aussi, plus tard nous verrons... tâche, en atteDdant, de te mettre bien avec elle...
(n continue A causer A voix basse avec Coquenet, en tournant le dos anx
trois dames.]
HERMINIE, à UF^ de Sarenay et à Cécae.
Oui, mesdames, c'est mon mari^ qui ne vous connaît pas encore, et qui meurt d*envie de vous être présenté.
M"« DE SAVENAY, bas à Lucien.
N*est-ce pas le banquier, dont on parlait ce matin ?
LUCIEN
Lui-même.
(Herœinie a pris la main de son mari qui causait toujours arec Goquenet et le présente aux deux dames ; de Guibert passe près d'elles et les salue.)
DE GUIBERT, regardant Cécile.
Eh mais! je ne me trompe pas... j'ai déjà eu le plaisir de voir ces dames...
CÉCILE
Où donc, monsieur?
DE GUIBERT
L'année dernière... en Normandie... à Rouen !
CECILE
Je ne me rappelle pas... mais c'est possible... (a m°** de Savenay.) lors de votre procès.
M"® DE SAVENAY
Nous y sommes restées un jour.
DE GUIBERT
C'est cela même... (Bas à Herminie.) Quoi ! c'cst là Cécile de Mornas... la prétendue de notre ami Lucien... j'en suis enchanté...
HERMINIE, Tivement.
Et pourquoi donc?...
DE GUIBERT, en riant et à voix basse.
Une aventure, ma chère... une aventure que je sais sur son compte...
HERMINIE, avec joie.
Userait possible!...