SCENE m
TIMOTHEE, seal, aTeo attendrissement.
Oui, Japhel... oui, mon frère... viyement.) Rester tranquille... ne m*occuper de rien... quand il se tue pour moi... Non, ce ne sera pas ainsi; non, monsieur le marquis... non, monsieur le duc... car avec un cœur comme celui-là... il doit l'être I... il est impossible qu'il ne le soit pas... £h bien ! puisque ça le fâche... puisque ça le contrarie... je ne lui parlerai plus de mes démarches... j'agirai sans rien dire... Mais, par amitié... par amour-propre... et pour mon honneur à moi... je veux découvrir sa noble famille... je veux lui trouver un père... et je lui en trouverai un, aussi bien conditionné que possible. Je sais bien qu'il aurait pu me répondre... mais il n'a pas voulu me le dire de peur de m'humiUer : « Mon pauvre Tim, travaille d'abord pour • toi-même ; commence par trouver tes parents, à toi, tu chercheras les miens ensuite... » Ah! bien oui, mes parents.,, je ne m'en inquiète guère!... quelque malheureux porte-balle, quelque gros butor de matelot... cela me rappelle que dernièrement j'ai manqué en boxer un dans Bond-Street, et, le bras levé, je me suis arrêté court, en me disant : «C'est peut-être mon père!... » L'idée seule qu'on peut à chaque instant heurter sa parenté vous rend affectueux avec tout le monde. . . je suis toujours tenté d'ôter mon chapeau ou de donner une poignée de main à ceux qui passent près de moi... «' Bonjour, mon oncle, bonjour, ma cousine... s> Il y a en bas une petite marchande de gauffres qui doit être de ma famille... de la grande famille !... nous en sommes tous... et dès que mon cher Japhet sera reconnu et placé grand seigneur... si je me trouve un père qui soit bon enfant... je lui ferai avoir dans l'hôtel de mon ami le marquis une petite place de concierge ou d'intendant; il faut faire quelque chose pour les siens... Mais, dans ce moment... Ah! mon Dieu...
260 COMÉDIES — DnAMES
il me semble que Ton a frappé à la porte!... c'est sans doute ce respectable lord... le père de mon ami...
(il Ta oarrir.)