‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 5)Chapitre 46 sur 115 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Lbs hêhbs; GIROUX, M»» GIROUX, M"» SABATIER,

descendant Tescalier soutenue par deux gendarmes.

GIROUX

J'en étais sûr ; encore un événement !

M"* GIROUX

Ce n'est pas un événement... Une femme qui se trouve mal, ça se voit à chaque instant... c'est l'émotion.

(Le gendarme fait asseoir madame Sabatier sur une chaise qui se troure

auprès de l'escalier.)

GIROUX

Eh! non, c'est la chaleur... on étouffe là-haut... (Au gendarme.) Donnez-lui de l'air à cette femme; il ne lui faut pas autre chose.

LE GENDARME, d'nn ton brusque.

On n'a pas besoin de vos conseils.

GIROUX

Je ne vous demande rien pour cela!... Est-il gentil... le chapeau galonné!...

if4 GOIIÉDIBS-TÀUDEVILLBS

l^me GIROUX) qolttaat ]nadain« Sabatier.

Ça n*aura point de suites ; elle est d*ailleurs en boimes mains...

GIROUX

Dis donc, ma femme, a-t-il bien parlé le témoin!...

M™* GIROUX

Oui, le premier; mais le second, il n*a rien dit... Estce qu'on devrait venir devant le monde quand on n'a rien à dire?

GIROUX

Tu as raison... Moi, si j'avais un jour le bonheur d'être témoin, comme j'en dirais... Tu m'as entendu dans l'affaire des fausses clefs... quand il a parlé de la gâchette du volet, je lui ai crié : L'espagnolette !... et le président m'a répondu : Silence!... Cependant quand on dit des bêtises...

M"** GIROUX

C'est égal ; il faut les entendre par respect pour le tribunal... Ah! çà, il y en aura encore pour longtemps là-dedans ; il faudrait prendre nos précautions.

(Le gendarme fort.) AIR du vaudeTiHe de TVrrvww.

Tu derrais bien, car la faim me tourmente.

Aller chercher qiielq[ue chose.

GIROUX

Oui-dà.

J*demand*pas mieux

(Montrant ntadame Sabatier.) Mais c*le dame est souffrante^ Ça m*fait d'ia pein'de la quitter comm'ça...

Faudrait au moins s'informer de c'fnelk a.

M™* GIROUX

Bah ! son état ne m'cause plus d'alarme.

GIROUX

Ëir doit au fait s'trouver en sûreté,

LA Govn d'assibeb 115

Puisque nous laîSsoD» sa santé Soua la sanr^illaac' d'un gondarme.

(U a«it;.Ii« 9ien4«riMi rtolrt, poriaiii «a rerr» A*m» qa'tt •tti» è^ maimm

S«b«li0r.)

HF^ SABàTIBII, fttt (I— Jwt .

Merci, gendarme... Mon Dieu! qoe dtramanité dftii9> ce corps-là I

M™<* GIROUX, è madame SatoUer.

U parait que cela va mieux...

Ifine SABATIER.

Oui}, je suis tout à fait remise... les idées me roviennenC peu à peu. (changeant de ton.) Où en est-ou des dépositions t

M"^ GIROUX

VoQ» n*tTee rien perdn d^intéressant.

»"• SABATIER

Je crois, malgré cela, qnll serait prudent de remonter... J'ai ma fille qui est là, avec M. Théophile, qui me garde une place... Si vousvouHezme donner le bras..^

*^ GIROUX

Avec plaisir... Nous soidocs là à perdre notre tempspendant qu*il se dit peut-être de» choses superbes.

(Bllea remontent l'eacalier de la Cour d'Asaisea.)-

Page 1