SCÈNE X
LUCEYAL, COQUELET.
COQUELET
C'est entendu... je me chargerai de Taffaire... M. GermetnL.. je Fai beaocoiip connu; oui, je Taî vu dans plu^sîears sociétés, dans des bals... parbleu, à celui de nses* noces; oui, je croîs même qu'il a fait danser ma femme...
LUGEVAL.
Et vous espérez le sauver?...
COMEDIES- Y AUBBVILLB6
COQUELET
Ce sera difficile; mais, in hoc triumphat oratio, nous ferons tout notre possible... Écrivez-lui qu'un avocat distingué se charge de plaider sa cause, sans compromettre les personnes qui Fintéressent, et faites remettre ça par le gendarme, avec la permission du président.
LUCEVAL, écrirant tnr son CArnet
II va ravoir dans Tinstant.
(U remet le papier au gendarme.) COQUELET, portant la main è ion front.
Je tiens là sa justification... Voilà mon exorde: «< S'il est un spectacle digne de porter dans les âmes une émotion profonde, c'est celui d'un homme qui commence sa carrière, qui n'a encore posé, pour ainsi dire, qu'un pied sur le seuil de la vie, et qui se trouve sous le poids d'une accusation, etc... » (a Lacerai.) Hein! qu'en pensez-vous?
LUCEVAL
Mais c'est ce que vous deviez dire pour cette vieille femme, et vous l'appliquez à un jeune homme.
COQUELET
Qu'importe?... l'éloquence n'a point d'âge...
AIR: Le luth galant, qui chanta les amours.
En y changeant quelques mots, quelques tours, En tous les temps on place un bon discours ; Combien d'hommes d'État dont fa France s'honore, Qui n'en ont jamais qu'un bien ronflant, bien Sonore; Ça leur servait jadis, et ça leur sert encore , Ça servira toujours.
Ah 1 çà, vous m'avez mis au courant de l'affaire que je vais plaider... je la possède à merveille... J'aurais cependant encore désiré quelques petits détails.
LA COUR d'aSSISRS 117