‹ Œuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 164 sur 186 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les mêmes ; M»« DE LUCEVAL.

M. DE MENNEVILLE, bas à M™<> de Luceral.

Eh ! viens donc, ma chère amie. Voici bien d'autres nouvelles ! (Haut.) Notre prétendu a une inclination, il vient de me l'avouer.

M"e DE LUCEVAL.

Comment, il serait possible! et depuis quand?...

r^ARCISSE.

Depuis que je suis ici. (a madame de Luceral.) G'est votre faute aussi;..

M^9 DE LUCEVAL, â part.

Est-ce que déjà, sans m'en douter, j'aurais troublé la raison de mon futur cousin? (Haut.) Allons, mon oncle, je prends sa défense, il ne faut pas le gronder : s'il aime, ce n'est pas sa faute, et l'on ne peut pas commander à son cœur.

M. DE MENNEVILLE

Allons ! les voilà deux contre moi, maintenant...

NARCISSE

Oui... Ton ne peut pas commander à son cœur... (a madame de Lucevai.) Que VOUS êtes bonne !

M. DE MENNEVILLE

Oui, mais avec tout cela j'ai votre parole, j'ai celle de votre père... et je vais lui écrire.

NARCISSE

Oh Dieu I n'écrivez pas à papa, je vous en prie... d'ailleurs ça ne servirait à rien... je ne vous ai jamais dit... que je refusais votre fille...

byGoogk

M. DE MENNEVILLE

Mais vous aimez ailleurs...

NARCISSE

C'est égal!...

M. DE MENNEVILLE

Ma foi, si j'y comprends rienl...

U^^ DE LUCEVAL, bas à M. de Mennerille.

Et moi... je crois Tentendre... laissez-moi avec lui, je me charge de le faire expliquer.

M. DE MENNEVILLE, de même.

Allons, tu le veux; je m'en rapporte à toi... mais corbleu!... (Haut.) J'ai bien l'honneur de vous saluer...

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