SCENE V
Les mêmes; SORBETI, M»^« GIANETI, M»^« DURANDL
LA COMTESSE GHINGHILA.
Eh ! mais, qui vient de ce côté? G*est un concert tout entier.
SORBETI, M™« GIANETI et M™« DURANDI.
AIR : pescator troll' oada. {La Sérénade.)
Ascoltate a la ronda En plein air, Le Pescator del onda :
LE BOULEVARD BONN E- NOUVELLE 3o9
Quai bel air!
Abiamo del tremor, Ma un coup de main pourra Conduir' la noslra barca, La barque à bon port.
LA COMTESSE CHINGHILA.
Eh ! mon Dieu ! quel salmigondis de français et d'italien !
DUJOUR.
Oui, Ton dirait de Topéra-comique chanté par TOpéra- Buffa.
SORBETI.
Vi Tavete dito,
DUJFOUR.
Je ne me trompe pas, c'est monsieur Sorbeti, ce glacier de la rue de Louvois...
SORBETI.
Perdonate, monsiou, il signer Sorbeti.
DUJOU^.
Mais vous êtes Français?
SORBETI.
Perdonate, ze souis Italien depuis quelques zours.
M™® GIANETI.
Ah ! mon Dieu! oui, nous sommes...
SORBETI.
Silenciol... vi sapete que z'étais limonadier de TOpéra- BufFa, et que z'avais une voix... superbe. Vi m'y avez entendu?
LA COMTESSE GHINCHILA.
A rOpéra-Buffa?
SORBETI.
Si, signera, dans les corridors, quand je criais : Orzeat! limonade 1 des glazes ! oun limbrc admirable, auquel on ne
byGoOÇ
faisait point attention, et per que? sensé dubbio à cause des paroles françaises. Zé ou un soir l'idée de crier, après le premier acte de Don Zouan : Orzata... limonada... délie glaece... Subito tous les dilettanti y m'azetaient... d'où z'ai conclou que pour les glazes et la mousique, il n*y avait de salout que dans ritaUe.
DUJOUR.
Et vous vous êtes fait Italien ?