‹ Œuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 185 sur 186 · CHOEUR GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CHOEUR GÉNÉRAL

AIR Pour Saint-Cyr, ah 1 quelle gloire ! {Uno TisUe^ à Saint^Cfr. Célébrons le jour prospère Où le premier des auteurs Jadis a vu la lumière, Et sur le front de Molière Plaçons de modestes fleurs.

AGNÈS

Molière ! ô génie étonnant et sublime !

Toi que nous admirons, sans oser nous flatter Que parmi tes enfants tu daignes nous compter, Pardonne notre audace au feu qui nous anime :

Que notre amour nous légitime, Et soyons tes enfants, au moins pour te fêter. (Elle s'approche du buste de Molière et place une couronne de laurier sur aa tête.)

VAUDEVILLE

ÀtR : La bonne avonluré, ô gué !

TRICOT

Shakspear^ peut paraître gai

Aux lords d'Angleterre.

Schiller est bien intrigué,

Sa touche est légère ; Mais du drame fatiguéi Par sa verve subjugué.

J'aime mieux Molière, ô gué !

J'aime mieux Molière.

M. DUJOUR.

L'art de joindre à l'enjoûment

La raison sévère, L'art de poursuivre gaîment

La sottise altière.

L'art de peindre tour à tour Le bourgeois, l'homme de cour, Ne sont-ils pas nés le jour

Où naquit Molière ?

GEORGETTE

-Ce grand homm' dont les écrits

Charm' la France entière, N' méprisait pas les avis

De sa cuisinière :

On sait comm' il l'écoutait, Et puisqu'il lu consultait, On peut et' Ûèr' quand on est

Servant' de Molière.

VIEUBRIQUET.

Docteurs dont il se moqua,

Faculté si flère.

Tartufes dont il montra

L'âme tout entière, Vous craignez jusqu'à son nom, Et vous avez le frisson Quand vous voyez la maison

Où naquit Molière.

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