DE ROSTANGE, ouvrant une fenêtre à fauche
Regardez plutôt... quand vous vous êtes couché, il faisait grand jour, et nous voilà maintenant au milieu de la nuit.
lULES.
C'est-à-dire que vous avez dormi douze heures de suite sans vous réveiller.
DUTUYAU.
Eb bien! est-ce étonnant comme le temps passe quand on dort I il m'aurait semblé à moi qu'il n'y avait pas plus de dix minutes... et le plus drôle... c'est que je me sens encore une lassitude dans les membres. .. je suis peut-être môme plus fatigué qu'avant de m'ôtre reposé.
JULES
C'est toujours comme ça.
DUTUYAU.
Ah çà! dites-moi pourquoi le beau-père et ma future sont partis sans moi.
M. DE ROSTANGE
Us vous auront pciit-être oublié.
JULES
Ou ils auront cru que vous étiez devant.
DUTUYAU.
Eh bien ! en prenant les pataches de Duclos, je peux encore les rattraper, ça me secouera un peu... mais ça me remettra... parce que, je vois ce qui en est, je suis las de dormir...
(Pendant que Victoire va chercher les effets, Dutujau arrange son bonnet de nuit eur sa tète, met son chapeau par-dessus, boutonne sa redingote
l'éolipsb totale 109
jusqu'en haut. Oa lui apporte aa morceau de paia et uie bouteille d'oûor.)
TOUS
AIR : Bon voyage, cher Dumolet. (Le Départ pour Saint-Mal».)
Partez vite.
Cher Dutuyau; A Montereau Le plaisir vous inrite, Partez vite. Cher Dutuyau, , ]
Et que l'amour guide votre bateau.
JULES
Daignez calmer nos alarmes mortelles,
En arrivant, mon cher, dans lo pays,
Ah! donnez-nous soudain de vos nouvelie:5.
DUTUYAU.
Quels bons amis Je laisse dans Paris !
TOUS
Partez vite.
Cher Dutuyau, etc.
(Dutuyau sort en saluant tout le monde*)