SCÈNE X
Les mêmes ; COURTOIS, qui a entendu les derniers mots. COURTOIS, à part.
Son témoin?... là, ce que c'est que d'arriver trop tard ! une affaire que Ton m'a souHlée...
M. DE YERMEUIL, à Ernest.
Mais encore, comment cela est-ii arrivé?
ERNEST
Que sais-je? moi; embarras de voitures; je suis extrêmement vif, mon cheval l'est aussi, et tout à l'heure, à la porte Maillot, un cabriolet...
COURTOIS, à part^.
Eh 1 mon Dieu ! c'est notre homme au tilbury, (s'avancant et se mêlant de la conrersation.) Messieurs, je couuais l'affaire; j'y sais même pour quelque chose...
M. DE VERMEUIL, le regardant attentirement.
Que voulez- VOUS dire?
COURTOIS
C'est moi qui suis le témoin du cabriolet.
M. DE VERMEUIL, à part.
Comment 1 c'est là un des camarades de mon neveu? il choisit drôlement ses seconds.
COURTOIS, saluant M.de Vermeuil.
Je vois que monsieur est celui du tilbury, et entre confrères...
ERNEST, Tirement.
Je vais à deux pas; ma petite maison de Tallée des Veuves, où je prendrai mes armes ; je vous retrouverai ici...
COURTOIS
C'est bon ! c'est bon ! faites eomme vous voudrez, voas pouvez être tranquille ; . monsieur est votre témoin, je suis celui de Tadversaire, cela nous regarde maintenant ; ce n'est plus votre affaire, c'est la nôtre.
ERNEST
Oh! ne craignez rien pour moi, je suis sûr de mon coup.
(Il sort.)