XIV PRÉFACE
sans aucune raison quelconque d*y croire : que dès lors y en second lieu y ces croyances ne reposent sur rien y ou reposent uniquement sur une impression interne produite par Dieu même ^ qui forme dans l'âme , par sa toute-puissance, la foi qu'il exige de l'homme ; impression dont la réalité ne sauroit être prouvée ^ que chacun sent en soi , qa^ii n'a ancon moyen d'examiner, de rérifier , de distinguer , par quelque autre chose que ce sentiment même , de toutes les illusions dont Tâme humaine peut être le jouet : ce qui est le principe même du fanatisme dans toutes les religions et dans toutes les sectes , principe qui a le même degré de force pour justifier chacun dans la sienne. 11 résulte enfin du même système que , dans tout ce qui n'est pas l'objet de l'enseignement de TÉglise , il n'existe aucune vraie certitude pour l'homme.
Hors des trois systèmes qu'on vient d'indiquer, il n'en est aucun autre possible. Jamais on n'en présentera qui ne se résolve en un de ceux-là. Ainsi , de toute nécessité , il faut nécessairement ou en adopter un , ou tomber logiquement dans le scepticisme absolu. Main-
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tenant , ce que nous ajoutons est purement historique.
Le troisième système qui place le principe de toute certitude dans la réy<élation et l'autorité divine de l'Église , paroît être repoussé par la presque univers^alité des catholiques. Dans un écrit public ^ un évêque l'a même à peu près qualifié d'hérétique , et l'on assure qu'il n'a été guère mieux accueilli à Rome.
Le second système , incompatible avec les bases du catholicisme , et plusieurs fois censuré sous diverses formes , est encore bien moins toléré. Toutes les controverses catholiques contre le protestantisme n'ont , en dernière analyse, d'autre but que de le combattre , en montrant qu'il détruit directement la notion de religioii y telle qu'elle est admise par les protestant mêmes qui ne sont que protestans.
Le premier enfin , déclaré faux , absurde , dangereux pour la foi, par la plupart des évêques de FrajQLce ; proscrit des écoles , solennellement dénoncé à Rome , a dû sans doute y devenir l'objet d'un sérieux examen , et Ton s'accorde assez généralement k penser qu'il est , sinon