LXXXII PRÉFACE
tance, notre zèle ne fut pas, à beaucoup près, suffisamment réfléchi. L'exécution du planque nous avions formé et sa réussite impliquoient le concours du clergé. Il étoit , à la vérité, naturel d'espérer ce concours, car mille motifs sembloient en faire un devoir et une nécessité. Ainsi le pensèrent en effet une foule de prêtres qui s'associèrent à nos efforts avec le dévouement le plus généreux. Mais une autre partie du clergé, à l'égard de laquelle ils se trouvoient dans une position dépendante , fut loin de partager leurs sympathies et leurs convictions. Or le seul fait de l'opposition des sommités de la hiérarchie arrêtoit tout nécessairement. Nous aurions dû prévoir au moins la possibilité de celte opposition, et comprendre en même temps qu'il n'est point de faute plus grave que de se hasarder dans une vaste entreprise dont on n'est pas absolument mattre et qu'on ne peut pas conduire à son gré.
Lien des hommes avec Dieu , et par conséquent des hommes entre eux , la religion , loi du devoir , est par son essence indépendante de l'homme. Du moment où elle cesse de l'être ,