LXXXVI PRÉFACE
motifs nous portoient encore à souhaiter que le clergé abandonnât volontairement le salaire
nisires du culte israélite. Discours de M. le comte de Portalis , rapporteur,
« Le traitemeDl pour le ministre du culte , comoie pour tout M autre fonctionnaire de Tordre civil ne peut être que le résultat » de la fidélité à un contrat, c'est-à-dire de servir avec honneur » et conscience celui qui vous paie et vous emploie. » Gèambre des Députés. Discussion du budget ecclésiastique. Discours de M. Augustin Girauê. Moniteur du 1 5 février 1 83t.
« Je saisis cette occasion pour dire que , sans aucune difliculté, » le droit de saisir le temporel des ecclésiastiques qui s'écartent » de leur devoir, existe encore dans les mains du ministre des » cultes.» Discours de M. Dupin^ Moniteur du i 6 février i%Z2.
Dans la discussion du budget ecclésiastique de 1833 , plusieurs orateurs proposèrent la suppression de divers sièges épiscopaux. M. Duvergi^ de Hauranne , rapporteur du budget des cultes, répondit; « ... On me dira que ce n'est pas là la question, qu'il » s'agit uniquement de retrancher le traitement de l'évèque. » Hais qu'en résultera - t-ilP II en résultera qu'un diocèse sera » administré par un vicaire capitulaire nommé par le chapitre. » Mors c'est ôter au gouvernement toute son action sur le culte » catholique (mouvemens divers). Le gouvernement exerce une » certaine influence sur le culte catholique par la nomination des « évèques. Si le diocèse étoit administré, non par un évéque n nommé par le roi , mais par un vicaire capitulaire nommé par » le chapitre, l'action du gouvernement cesseroit. Il n'y a pas » de doute que parmi les ministres du culte catholique il y a des » hommes ennemis du gouvernement actuel ; mais il y en a béante coup plus qui sont inquiets des dispositions du gouvernement lu à leur égard. Si ces inquiétudes étoient dissipées , ils ne de
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qui formoit le titre de sa servitude. Le sacerdoce qu'une partie du peuple regarde comme un pur métier, se seroit relevé aux ye'iix de tous par cet acte éclatant de foi désintéressée (1). Que manque-t-il au prètra pour qu'on l'écoute? d'être reconnu pour prêtre y et c'est à l'oubli de soi, au dévouement, au sacrifice, à cela et à cela seul qu'on le reconnoltra toujours. D'ailleurs, et quad on seroit peu touché des considérations précédentes, il n'est pas nécessaire d'être doué d'une profonde pénétration, pour prévoir l'époque où, les embarras financiers étant parvenus à leur dernier terme, le pouvoir, quel qu'il soit alors, sera
M raanderoient pas mieux que de se rallier. Or est-ce le moyen » de les rassurer si y après les économies considérables qui ont >» été Totées l'année demièie , nous allons encore chercher dans » tous les coins du budget des cultes quelques mille francs pour » les retrancher au culte catholique? Je crois que ce seroit une » mesure très iropolitique. m Moniteur du 16 févrimr i 833.
(1) « Alors même que la Chambre refuserœt toute allocation à » un érèque , il seroit encore le chef spirituel de son diocèse ; il )» seroit pauvre , puissant et révéré, comme Tétoient les apôtres » au temps de leur indigence et de leur gloire. C'est vous dire M qu'ils ne seroient que mieux obéis par tous les vrais catho- » tiques. » Discussion du budget ecclésiastique de 1833. Discours de M. Charles Dupin. Moniteur du i C février 1833.