PRÉFACE.' LXXXV
vernement attachoit une importance extrême à maintenir le budget ecclésiastique , d'où dérivoit son droit de commandement sur les ministres du culte. On ne fait pas volontiers de pareils aveux , et celui-ci cependant a été fait, et Ton peut lire dans le Moniteur les naïves paroles qui le contiennent (1). Deux autres
(1) <c Aujourd'hui que les limites que celte Charte avoit posées » n'existent plus, craignons de nous égarer en-deçà et par-delà » celles dé la civilisation. C'est pour éviter un si grand inconvé- » nient qu'il faut consacrer en principe que le salaire public des » ministres d'un culte est accordé dans l'intérêt de TËtat plus » encore que dans l'intérêt de ce culte même.
» Sans examiner une question résolue par la nouvelle Charte » et par Texpérience , et dont la discussion nous mèneroit trop » loin , celle de savoir s'il convient ou non que l'Etat entretienne » les ministres de la religion et subvienne aux frais des cultes, » qu'il nous suffise de remarquer que les traitemens de ces mi- >' nistres ont pour objet, en maintenant les institutions reliu gieuses , en assurant le service public des cultes , en accordant » à ceux de la grande majorité des Français l'appui et le secours
» que réclame leur importance, de mettre l'Etat mieux à portée w d'exercer le droit de surveillance qui lui appartient sur les ma- » tières religieuses et la conduite des ministres des cultes. Lb
» SALAIRE PUBLIC QU'lLS REÇOIVENT CONSTITUE UN CONTRAT » SYNALLAGMATIQUE ENTRE LA SOCIÉTÉ RELIGIEUSE ET LA » SOCIÉTÉ POLITIQUE, AU MOYEN DUQUEL CETTE DERNIÈRE i* PROMET SA TUTELLE ET l' AUTRE SA SOUMISSION. » Chambre
des Pairs, séance du id janvier isai. Traitement des mi-