‹ Œuvres complètes de F. de La MennaisChapitre 48 sur 108 · PRÉFACE. LXXXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. LXXXIX

cer aux gages qu'il reçoit du gouvernement , nous l'en détournerions ^ s'il pouvoit en avoir ia pensée sérieuse. 11 mourroit de faim , sans^ aucun doute , dans la moitié de la France.* Presque partout c'est beaucoup maintenant j

que le prêtre qui ne coûte rien réussisse à se \

faire tolérer ; que seroit-ce, s'il lui falloit exi- î

ger qu'on le défrayât? |

La question du refus de salaire dépendoit, j

au reste ^ de la question plus générale de la -^^

séparation de l'Église et de l'État. L'autorité hiérarchique a décidé celle-ci ; et c'étoit à elle seule en effet qu'il appartenoit de la décider, comme nous l'avons toujours reconnu et solennellement déclaré. La première chose qui frappe dans sa décision , c'est la gravité des motifs qui ont dû la déterminer, à raison de la gravité des conséquences qu'elle entraîne. En maintenant les rapports établis entre l'Église et les souverains temporels , on a dû se résigner d'abord à la désaffection des peuples, en guerre dans toute l'Europe avec ces souverainetés , et par conséquent accepter les chances qui peuvent résulter pour le calholi-

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