‹ Œuvres complètes de F. de La MennaisChapitre 58 sur 108 · CIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

CIV PRÉFACE

despotismes y quels qu*ils fussent , car peu importe que la tyrannie soit exercée par un ou plusieurs ; qu'elle s'appelle roi , czar , empereur ou comité de salut public , il la repoussoit également sous tous les noms et sous toutes les formes. Il réclamoit les conséquences de la souveraineté nationale , une liberté égale pour tous y entière pour tous, ce qui fut conquis en juillet et perdu le 7 août. Ennemi de l'anarchie qui y après avoir rompu les liens sociaux y engendre la dictature , il vouloit l'ordre; mais nul ordre sans justice , nulle justice sans égalité, et c'est pourquoi il demandoit que les Français , égaux devant la loi civile, le fussent aussi devant la loi politique : il vouloit que l'homme, pleinement affranchi dans sa pensée , sa conscience , le fût encore dans sa personne , sa propriété , son industrie , son travail ; qu'un vaste système d'élections , coordonnant toutes les parties de l'organisation politique , administrative et judiciaire , les ramenât de proche en proche à un centre dont l'unilé représentât celle de la nation même , et la préservât des déchiremens que t6t ou tard

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