TOME
18 RÉFLEXIONS 8UR LB PROCtS
» vérité , parce qu'elle étoit contre eux , en af^lè- » rent aux licteurs de F^ix et de Festus?
» Ah! disons-le avec un écrivain de bon sens(l) : » Qui e$tabUi son discaurs par braoeries ei commende- » menls (^et je paurrois ajouter par riquiêitoire J, il » mofUre qtêe la raison y est foMe (2). »
Vous ne parlez que de TéTidence de vos opinions et de vos maximes , vous ne réclamez que la liberté : u Conçoit-on que l'on veuille encore , en son nom , » imposer par voie d'autorité silence à ceux dont les » discours déplaisent , aûn de donner ainsi à ses dé- » tracteurs occasion de dire qu'on redoute d'en y&iir » à raisonner froidement avec eux (3)?... »
« Soyez conséquens au moins une fois : vous vous » plaignez que les catholiques ne cherchent pas à » vaincre par le raisonnement, mais par le silenoe » qu'ils veulent à toute force que l'on impose à leurs » adversaires (4) ; » et dès qu'un catholique ouvre la bouche pour raisonner, que faites-vous , de grâce, hommes si forts de raison , et si passionnés pour la liberté? Vous recommandez éloquemment l'audacieux raisonneur à M. le procureur-général.
Est-ce donc qu'on ne verra jamais la fin de ces déclamations hypocrites ? est-ce que toujours le mensonge hardi prévaudra sur la vérité , est-ce qu'après une si longue proscription elle n'aura pas aussi sou
(lA MwUaione.
(i) Plaidoyer de M* Dupin.
(3) Md.