‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 105 sur 181 · LETTRE CLXI · texte numérisé non relu

LETTRE CLXI

DE CIVILITE ET DE COMPLIMBIXT ▲ M. MOREAO.

Le séjour, monsieur , que M. Bayard a fait ici m'a été d'autant plus agréable qu'il m'a donné lieu de parler souvent de vous avec lui. J'ai renouvelé dans mon esprit le souvenir de ces heureuses années où nous trouvions au milieu même de Ta cour des heu* res de repos et de solitude. J'ai appris avec plaisir que vous n'aviez pas oublié vos anciens amis , et que, tout éloignés qu'ils sont, ils ne vous sont pas devenus indifférens. Je n'ai pas eu moins de joie de répandre un peu mon cœur sur les sentimens d'estime et d'affection que je conserve toujours pour vous. Les afiair res qui sont arrivées en ce pays-ci , m'ont obligé , depuis que vous y avez passé , à une exacte résidence.

a3o LI.TTRKS

Il ]f\e cQnyenoit pa$ d'^baadpaner des p)iajll.es ai&igée$. I^es troubl^^ ^es ianàtiqu^ ont pa$sé, ^et i)pù$ joyiis^ofis , grâces ^u ^igi^eur^ dlu^e assez grande (r^aquillité de ce côté-lii ; p^ais les inalhei^rs dq temps^ rinqui^Uiide des peuples , le §oin qu-il fant avoir d^ ie^ QOiQspl^r, de les adoucir, de les assister id^ps iios diocèses, repd^t I9 présence du pa^t^ur méces^a^jpe k de tels troppeaux. D'ailleurs Tâge qui appei^ntît, la tristesse qui règne partout , fbpt que chacun se tient &à jl est et où il doit être. Ces raisons pi^ cuvent arrête l'envie que j'avois d'aller f^ir^ ma çpur ^ nos maîtres, et d'aller comme recjaeiUir Les restes de nos amis. Je vous assure que vous avez toujours été des premiers daii§ mpn iutei:)tiQi^* pt que personne n'est avec un plus sincère et plus parfait attachement que je le suis , monsieur, votre , etc.

A Montpellier, ce i*' janvier 170^.

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