LETTRE CLXII
HÉPONSE CHRBTIBNKB A V» COMPLJMERT POUK LE COMttEMCBHEIlV
DB i.t^9i«|i|s, ^U3^ DAME^ T>^ qoncAao.
Quoique jje sa/:he ^ mesdaipes , qu'ea tout temps ypus faites des voeux ppur moi , ef que je sente même 4?n§ fifps joufs Iieureux lefficape de yo$ prières ^ je i^e Ui^e pa3 dç^xecpyoir ^y^c une satisfactipn Pf^rti- Cfilièrfe I^ souhaits quôVQus renouvelées au cpmpieiicpïflent de chaque ^nnée* JJous i^pus avançons à tout moment vers réternjté sans np^s en ^p.erc,eypir. ÎJoti;e vie s'i^cpi}}e cqmqie l'eau. La mq^t ^^ noç amis
DE Fhtçm&h. aSi
npus avertit sans /ç^s^eiie U p6tr«^ fï<>fjii8fifions hm
à npp^(l<5tach^r de ç/ç monde, qui ^'^»l qu'uqe figar? qui passe. Je vou^ ^o^ibait^ à mon tpur et à tout^ vpr tre cpmmun^ut^ cjes jpprs pleii»s, çt t|pe vie pore, ^fiQ que vous abopdie;s en tgute œuvre rçli|[ieu^ , et quip vpps alliçîi au devan^de réppux ayçc vos laq»^ pes aUqTçëe^ , lorsqu'il s^r^ pfét j^ vous rf cevoiCf Jp suh avçç affectipQen Jïptrerg^ipqeur» in«sd«iBf^» jopt à VQus 1 eiç.
liETTRlÇ CLXIIL
Le père Tourau, inon trçsrrévëreud père, fi bie^i voulu se. charger de vous ppéj^ènter de ma part U(»ç lettre pastorale et un mandement que j'ai fait pubUpr dan? mor\ dipcèse, k roccasion d'une crpix lïjir^c^T lepse et de* pn^res ordp^n^^ poyr la pro^pérjt^ d^ armes dp roi^ Il n'a p^ vanqp4 d'acewapag^^r cç petit présent de quelques témpignages d'estime et de considération que je lui avois confiés , afin qu'il les fît passer jusqu'à vous* Je n'i^i p^is ia4'^ité , mon trèsrévérend père , la reconnoissance que vous me marquez. J'^i cru que tput ce qu} porte le titre de croix, de dévotion et de prière , avoit droit d'aborder dans vos spliljudpç, et qpe pfF?pRne ^^ ppiftyoît Jgâism que vous î^uiori,ser ^i}prè?i,rt^ Çlipu k m\i qpe 09W,ï*ft^
23a LETTRES
nons de le faire connoitre aux peuples. La vënëratiùn que j'ai toujours eue pour votre saint ordre m'a fait regarder ceux qui le composent, et plus encore ceux qui le gouvernent , comme des hommes spirituels, en qui toutes les vertus ëvangéliques se rassemblent, et qui sont sëparës du monde pour en ëviter les dangers et pour en dëplorer les misères. Bien que l'approbation que vous 'avez la bonté de donner aux deux petits imprimes que j'ai eu l'honneur de vous envoyer vienne du fond de votre charite, je ne laisse pas de sentir le plaisir qu'il y a d'être honore de votre estime. Je vous ai fait dresser un petit mëmoire de quelques ouvrages que j'ai rendus publics en divers temps. Le nombre n'en est pas grand, le mérite encore moins, et rien ne peut leur attirer plus de réputation que la place honorable que vous leur destinez dans votre bibliothèque. Si j'ëtois en lieu où je pusse les trouver bien conditionnes, je ne vous donnerois pas la peine de les chercher. Je vous prie de m'accorder quelque part à vos prières , et de croire qu'on ne peut être plus parfaitement que je' lé suis, ndon très-rëvérend père, votre, etc.
' A Montpdllirr, ce 1 5 janvier 1707.
LETTRE CLXW.
BS COMPLIMENT A M. LE MàRBCBAL DUC DE VlLLARS.
Dusse -JE, monsieur, interrompre pour quelques momens les projets glorieux que vous méditez pour
Ja campagtie prochaine, je ne puis «l'empêcher de vous témoigner le désir que j'ai qu'on vous les laisse exécuter. La mort du prince de Bade , Tobstination des mécontens de Hongrie, les. mouwmens du roi dé Suède, et la ligue qui paroit formée contre l'empereur pourront vou* donner lien de venger les mâne^ d'Hochstett, d'abattre rorgiteilleusé pyramide qu'on y à dressée, d'abôHr' la honte de notre nation, et de renverser les trophées étrangers dans un pays où vous avez droit de maintenir et de remettre les vôtres. Quoi qu'il en soit^ je ne doutée pas que , de quelque côté qu'on, vous emploie , vous ne soyez un des principaux acteurs ou de la paix jdu de la guerre.
Le repos que voas avez procuré à ces quartiers -ci continue toujours. De tant de iscélérats qui ont eu l'honneur de vous voir et de vous connoître, il n'en reste plus que trois ou quatre qui trahient leur malheureux sort dans des rochers inaccessibles, jusqu'à ce que le moment de leur supplice soit arrivé. '
3 -attends que votre destination soit déclarée-, et je suis avec un sincère et respectueux attachement, monsieur y votre, etc.
"A Kismes, ce ii. février 1707.'