‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 117 sur 181 · LETTRE CLXXXIX · texte numérisé non relu

LETTRE CLXXXIX

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MoNâ^EIGNEUR,

En arrivant il y a quelque temps en cette ville, où les ëtats généraux de la provincedelianguedoc sont assemblés, je reçus la lettre de votre excellence, aussi polie et aus^i aimable que toutes celles qui me viennent de sa part, qui me donne des assurances de sa santé et des marques de sa précieuse amitié. Nous avions déjà appris que le château de Lérida s'étoit rendu , que nous n'y avions perdu que fort peu de monde, et que cette conquête nous ouvroit le chemin à d'autres cpii seront plus filbiles, et ne seront pas moins avanflageuses. Nous^n avOns chanté le Te D^m avec beaucoup de solennité, et nous espépon^ que notisen chanterons encore l'année prochaine. M. le duc de IfoaîUes.a passé ici, portant à là cour de grands projets de campagne qu'il ^'ofire d'exécuter moyennant quelques troupes qu'il demande , et fprt pçu d'argent. Kotré asseoiblée a donné au roi trois millions de don gratuit , et deux millions de capitatioi}. Les ennemis, suivant toutçs les apparences-, ont dessein de stecourir puissamment Tarchiduc, dont ils sentent la foiblesse

DE FLÉGHIER. a6l

et la perte inévitable, s'ils ne pressent leursarmemens. Mais celui à qui les yentset la mer obéissent sera pour nous, et nôus^mmes à portée de prévenir leurs mauvaises intentions. Quand est-ce, monseigneur, ,que Dieu, touché des misères de tant de peuples, voudra bien leur accorder celte bienheureuse paix , après laquelle nous Stoupiroits- depuis si long«temps? Les vœux et les prières de votre excellence d^ns ices fêtes de la naissance du Sauveur, que je lui séuhaite trèsheureuses , pourront bien atvancer le retour au moi\de. Pour moi , je prierari le Seigneur ei) ce saint temps qu'il conserve à son Église un prélat qui observe et fait observer si exactement ses règles, qui exerce si. dignement ses ministères, et que j'honore infiniment, étant avec toute la vénération possible, monseigneur, de votre excellence , le , etc.

A Montpeflier, ce lo dëcembre 1707.

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